Vendredi 6 juin 2008
Il y a une semaine, j'ai été appelé dans un petit village au pied des montagnes pour étudier le cas d'une mort suspecte. Un spéléologue avait été attaqué par une "créature" invraisemblable et tué sous les yeux de ses deux collègues de plongée sous-terraine, le tout dans une grotte inaccessible aux forces de police. Arrivé sur les lieux, j'ai pu constater que ces dernières avaient cependant déjà commencé à oeuvrer, conjointement avec l'équipe de scientifiques, pour reconstituer la scène du crime à la surface. On m'expliqua que les cavités qui étaient explorées lors de l'incident n'avaient encore jamais été cartographiées et qu'il était donc impossible de savoir s'il leur existait une issue plus accessible que la dangereuse fente par laquelle ils y rentraient. Et c'est donc pour cette raison qu'on avait jugé utile de prendre des photos avant de déplacer les éléments de la scène de crime vers la surface pour y voir plus clair. Et le tout avait été fidèlement retranscrit, comme je pu le vérifier moi-même en comparant avec les photos, à l'exception près que le corps avait déjà été emporté pour autopsie.

La scène était des plus simple. Le corps du défunt était face contre terre, comme s'il avait voulu ramper pour s'enfuir. Il y avait une pierre avec un peu de sang sur laquelle on fit des prélèvements. Il y avait également les sacs à dos des deux collègues ayant fui devant l'aggresseur et formant un arc de cercle autour d'éléments pouvant avoir composé un repas frugal. Une lampe à pied était disposée sur un rocher, de sorte à éclairer la cène. Rien que de très banal pour des spéléologues en somme. Seulement ce qui me chiffonait vraiment, c'était que le groupe était composé de deux hommes et une femme, et que les deux survivants racontaient la même histoire incroyable. Pour tout vous avouer, je voyais déjà le crime passionnel se dessiner dans mon rapport. D'autant plus que le défunt était le mari de la dame, et l'autre son "meilleur" ami. Alors je me décidais à les interroger sur cette aggression.

Les deux me racontèrent clairement la même chose, à un détail près. Ils s'appelaient Tom et Sophie. Leur collègue décédé, Roger, et eux, tous trois scientifiques et professionnels de la spéléologie, avaient été envoyés ici pour descendre dans cette faille récemment découverte afin de l'explorer et de la cartographier. Passionnés qu'ils étaient, ils avaient pris leurs affaires pour se rendre au plus vite dans les cavernes. Au bout d'une petite heure d'exploration lente, ils avaient trouvé une cavité suffisamment grande pour y prendre un encas. Roger avait débarrassé la "clairière", comme ils appelent entre eux ces cavernes vastes et suffisamment planes pour y manger. Puis ils s'étaient installé et avaient commencé à manger jusqu'à ce qu'une pierre vienne heurter le crâne de Roger. Celui-ci avait été sonné, mais avant que les deux autres aient pu réagir une créature effrayante était apparue, forçant les deux témoins à s'enfuir par là où ils étaient arrivés, laissant derrière eux leur ami blessé. Ils s'étaient sentis poursuivis, et Sophie raconta avoir senti une main se saisir de sa jambe alors qu'elle remontait. Une main mointe, froide et épaisse, qui l'avait faite sursauter et remonter en trombe, échappant par chance au monstre malveillant. Une fois revenus à la surface ils avaient appelé la police, paniqué, crié, pleuré, etc... Devant la perplexité des forces de police il avait été décidé de ramener une première série de preuves photographiques. Un des deux rescapés, Sophie, avait prêté son matériel à un officier armé de la police locale pour qu'il accompagne Tom, afin de prendre les clichés en toute sécurité. Puis, on avait déplacé la scène du crime avec l'aide d'une équipe de secours qui avait prononcé le décès. Et enfin, j'étais arrivé.

Concernant la créature, leurs souvenirs étaient assez confus. Ils avaient tous les deux vu un "homme crapeau" à la peau jaune. Ses membres seraient fins et son visage en tous points similaire à celui d'un crapeau. En insistant, j'obtins d'eux que ce visage était disposé à la manière d'un être humain, et que seul la forme de chaque élément du visage et du corps en général ressemblait à celui d'un batracien. Le village voisin s'était déjà approprié l'histoire et on me rapporta de nombreux témoignages de personnes ayant vu un "homme crapeau" elles-aussi. Même si certains y avaient vu un troll de paysage médiéval fantastique, la description restait sensiblement la même. On signala également des disparitions d'animaux relatives à la "créature" des bas-fonds... Une jeune femme affirmait même que son mari disparu avait été emporté par la créature. Sa conviction m'interpela. Sautait-elle sur l'occasion de dissimuler un meurtre ou se cherchait-elle seulement une raison au départ soudain de son mari ? Alors, j'allais recueillir son témoignage.

La jeune femme avait la trentaine et semblait dans un état dépressif assez avancé. Son mari avait trente six ans lors de sa disparition, seize mois auparavant. Avant, il était employé d'une grande compagnie de papetterie implantée dans la région. Il passait sa vie au travail et était stressé en permanence. Il s'était même mis à fumer depuis qu'il avait intégré l'usine, et avait continué toujours plus jusqu'à ce qu'il ne donne plus signe de vie. Quelques jours avant sa disparition, il était devenu particulièrement faible et irritable. Au point qu'il était impossible de lui adresser la parole. Mais il refusait d'aller en ville consulter un docteur, affirmant pouvoir s'en sortir tout seul, en venant même jusqu'à insulter sa femme pour la première fois. Il avait des suées et, selon la jeune femme, il était devenu bien trop faible pour pouvoir se défendre face à un monstre cruel comme celui qui hante les caverne etc...

J'abandonnais mes investigations pour la journée, et le lendemain je reçus le rapport d'autopsie. Traumatisme crânien successif à un choc violent sur le pôle pariétal. Quand aux analyses de l'arme du crime, la pierre ensanglantée, on ne retrouva dessus que le sang de la victime et quelques empreintes sans comparaison avec celles des deux témoins. Au contraire, certaines d'entre elles correspondaient avec celles de la victime, mais pour d'autres on n'avait trouvé aucune référence similaire. Malheureusement, ma première théorie tournait court. Et je n'avais pas d'autres idées pour expliquer les évènements. Il y avait bien eu quelqu'un d'autre dans la grotte. Mais qui était-ce, et pourquoi était-il là ? Quel était son mobile pour tuer Roger ? Et comment avait-il pénétré dans ces cavernes sans équipement ? A moins qu'il ait camouflé ses traces... mais ça ne suffirait pas pour classer l'affaire.
Admettons que le "monstre" quel qu'il soit est à la fois responsable de la disparition du mari de la jeune femme dont j'ai oublié le nom, et du meurtre du spéléologue Roger. Alors plus rien n'a de sens. Dans la première affaire il enlève sa victime et la fait purement et simplement disparaitre, et dans la seconde il la tue sur place et l'abandonne. Ca n'est pas des manières, ni pour un meurtrier, ni pour un monstre. Alors, existe-t-il un lien entre les affaires ?

La première personne qui répondra aux questions suivantes pourra m'imposer un article dans la catégorie et sur le thème de son choix, en restant cohérent avec la ligne éditoriale du blog (comment je cause bien moi)... Il lui faudra répondre aux questions suivantes : Les deux affaires sont-elles liées ? Le mari de la jeune femme a-t-il vraiment été enlevé, et par qui, ou est-il parti de son plein gré, et pourquoi ? Qui a tué Roger, et pourquoi ? Comment le meurtrier a-t-il pénétré dans la caverne, et pourquoi était-il là à ce moment précis ? Avait-il prémédité son crime, et si oui comment avait-il fait pour retrouver le groupe dans la caverne sans carte ni autre issue connue ? La créature existe-t-elle ? Mais alors qu'est-ce donc ?
Vous avez le droit de vous documenter autant que vous le voulez, c'est même recommandé.
Si vous débusquez une incohérence dans le récit, ou que votre conclusion n'est pas la bonne mais reste logique à cause d'un manque de précisions dans celui-ci, vous gagnerez aussi, mais le "lot" restera en jeu. Je dis lot parce que je ne vois pas d'autre mot, et que je n'ai de toutes façons pas les moyens de faire mieux ^^
Le concours restera ouvert aussi longtemps que vous pourrez lire ce message. Je prévois large étant donné que j'ai peu de public et bon espoir qu'il se renouvelle !
Bonne chance !
par Stabbquadd communauté : Agora publié dans : = Mes deux signent l'égal =
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Jeudi 5 juin 2008
Vend corps de soixante kilos et d'un mètre soixante-dix en l'état pour pièces ou restauration. Cause : suicide proche. Bon état général, très peu servi, millésime mil neuf cent quatre-vingt douze, de sexe volontaire avec à peine deux années d'usage manuel au compteur. Pas de maladie chronique déclarée et vaccinations à jour, mais petite sensibilité dorsale lors de maintien prolongé en station debout. Finitions pâles et accessoires brun sombre aux reflets irisés, longs et fins. Poumons quasi-neufs sans trace tabacologique et bon état hépatique, quoi que souffrant de petites faiblesses face à l'alcool. Cerveau ayant très peu servi grâce à la garde télévisuelle, mais vue basse suite à une exposition prolongée aux rayonnements d'écrans cathodiques. Mains habituées à l'usage d'un piano au niveau amateur, et d'un clavier d'ordinateur au niveau professionnel.

Fonctionnellement, légère intolérance au lactose et à l'usage prolongé d'un émetteur à micro-ondes vocales au format de poche. Permis B acquis, conduite calme et témérité faible. Sensibilité aux films dramatiques et au réchauffement climatique, ainsi qu'à toute cause catastrophiste consensuellement admise comme nécessaire. Tolérance particulièrement élevée aux débats d'ordres animalier et ouvrier. Au contraire, forte méprise de tout principe conseillé comme tel par le journal télévisé, à commencer par la guerre, qui est mâle. Education poursuivie jusqu'au secondaire, septième année section sciences économiques.

Livré avec de multiples tenues interchangeables ainsi qu'un superbe baladeur de type pomme et ses écouteurs design diffusant du reggae ragga. Sont également compris les papiers d'usage, le véhicule au bord de la ruine et quelques biens personnels sans réelle valeur.

Possibilité de livraison moyennant complément partout en France métropolitaine, mais gratuit sur Lyon et sa région grâce à la possession d'une carte d'abonnement aux transports collectifs livrée avec. Echange négociable contre corps de gros dur, même mentalement déficient et fan de sport, tant que l'harmonie corporelle demeure suffisamment présente pour séduire. Réconfort accepté seulement avec personne de sexe opposé.

Pour me contacter, guettez la rubrique nécrologique du quotidien "Le Progrès".
Merci, adieu.
par Stabbquadd communauté : Que de l'humour publié dans : Petites Renonces €
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Mercredi 4 juin 2008
Si je retourne dans le passé en faisant un prêt pour m'y rendre riche, vais-je pouvoir rembourser mon prêt avant même de l'avoir contracté ? Et vais-je devoir impérativement, une fois devenu riche, retourner dans le passé pour me permettre de le devenir ? Mais est-il possible de se rendre riche après coup ?

Imaginons que ma vie future est déplorable mais que le voyage temporel existe, quoi qu'étant extrêmement cher. Alors, je décide de contracter un prêt afin de m'en payer un. Puis, avant de partir, je me note les archives du loto national afin de me faire jouer les numéros dans le passé. Lors de mon voyage, mon morceau de papier va-t-il s'effacer pour que le futur n'y ait plus de trace ? Et si j'ai retenu les numéros par coeur pour une ou plusieurs dates précises, vais-je les oublier ? Admettons que j'arrive à les conserver une fois arrivé dans le passé, un autre problème va se poser à moi. Si je reste dans le passé pour y vivre en attendant le jour du tirage du loto, je vais gâcher ma vie pour ne devenir riche que bien tardivement, ce qui n'a que peu d'intérêt. Alors, il vaudrait mieux que je me rende riche moi-même, mais mon moi-même jeune, celui qui vit dans ce passé !

Mais est-il possible que je me rencontre ? Le ciel ne va-t-il pas se déchirer pour aspirer l'anachronie que je représente avec mon bout de papier du futur ? Si je ne dois pas me rencontrer moi-même, et bien que je n'aie aucune chance de le savoir car ceux qui auront testé n'en sont pas revenus (ce qui peut constituer un début de preuve, je l'admets), alors comment vais-je réussir à me convaincre de jouer ces numéros ? SI je m'envoies un mail ou une lettre me donnant les numéros du loto pour demain, jamais je ne me croirais. Je penserais plutôt à un spam, ne connaissant même pas le destinataire. A moins que je ne pénètre dans mon compte sur le bloc-note Google par exemple, pour m'y noter les numéros du loto ainsi que quelques renseignements que je suis le seul à connaître...
De toutes façons, le problème ne se pose pas si j'ai le droit de me rencontrer dans le passé. Là je me reconnaîtrais, et passé, c'est le cas de le dire, la première stupeur, je me ferais suffisamment confiance pour accepter l'investissement, même en restant perplexe.
Par contre, même si j'arrive à me faire jouer les bons numéros et que je deviens riche dans le passé, va-t-il falloir que mon moi passé revienne à cette même date pour s'y refaire gagner, même lorsqu'il est devenu riche ?
Et si je ne le fais pas, et que je vis ma vie de riche en méprisant ce principe de récursivité, à quel moment vais-je redevenir pauvre ? Car tant que je vis, j'ai une chance de retourner dans le passé me rendre riche. Donc, je ne redeviendrais pauvre qu'à ma mort, et je n'en aurais vraiment plus rien à faire !

Et pendant ce temps, qu'adviendra-t-il de mon moi revenu dans le passé ? Puisqu'il est mon futur, deviendra-t-il d'un seul coup un riche revenu dans le passé ? Ou la nature va-t-elle rétablir l'équilibre en faisant de lui un ancien riche ayant tout perdu et ayant dû emprunter de l'argent pour revenir dans le passé ? Et aura-t-il tout perdu en remboursant son prêt qu'il contractera plus tard, son compte voyageant avec lui dans le passé ? Et à partir de l'instant où il m'aura transmis son message, que va-t-il faire ensuite, puisque le voyage temporel n'existe pas et qu'il lui est donc impossible de retourner dans le futur jouir de sa nouvelle richesse ?

FInalement, si j'avais été malin dans le futur, je pense que j'aurais plutôt déposé tout mon argent sur un compte rémunéré, puis voyagé dans le futur pour en toucher les intérêts. Et comme dans le futur le voyage temporel existe toujours, j'aurais pu y vider mon compte avec les dits intérêts pour acheter des pierres précieuses ou d'autres valeurs sûres, et revenir ensuite dans le présent les revendre et jouer en même temps les bons numéros du loto chaque jour, s'il en existe encore un dans un futur où le voyage temporel est possible ! Seul bémol : si le voyage temporel coûte plus que ce qu'il me rapporte au final. Mais en cas de dettes, je n'ai qu'à changer de pays et d'époque, et plus personne ne pourra me retrouver. Le roi du monde !
par Stabbquadd communauté : Cocasse la vie ! publié dans : Paradoxisme temporel []
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Mardi 3 juin 2008
Cette nuit, je n'ai pas rêvé. J'étais fatigué mais je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Alors, j'ai glissé le long de la barre verticale à côté de ma tête de lit pour rejoindre le salon. J'allais tellement vite que j'ai traversé le plancher pour me retrouver à la cave, aménagée pour y faire également office d'atelier. Par chance, le plafond de celui-ci ne fut pas endommagé par mon arrivée. Je farfouillai dans mes boîtes et j'y trouvai ce que j'étais venu chercher : une petite gélule d'une blanche pureté. Je l'avalai, et quelques secondes plus tard, je sautais par la fenêtre pour atterrir quelques étages plus bas, enfoncé dans la terre humide d'une journée pluvieuse achevée. Je déterrais mes pieds, et bien vite, je me retrouvais dehors en train de courir.

Je ne savais pas où j'allais, mais j'étais bien content de m'y rendre.

Les rues étaient désertes, mais la nuit était pleine de bruits réconfortants qui m'encourageaient à tenir la cadence. Au détour d'une esplanade, sous un bâtiment dont le rez-de-chaussée était pavé et donc piéton, je vis une forme sombre au sol, sur la première marche d'un escalier ascendant. C'était comme une femme assise, pleurant silencieusement. La course m'avait à peine essouflé, et pourtant j'avais déjà dû faire un long chemin étant donné la distance entre cet endroit et mon chez moi. Mais je ralentis pour m'approcher délicatement et me rendis compte, juste avant d'adresser la parole à la mélancolique, qu'il ne s'agissait que de deux vulgaires sacs poubelle abandonnés là l'un contre l'autre. Leur odeur contrastait avec le bon air frais de la nuit. Je voulu contourner l'escalier pour poursuivre mon chemin lorsque je vis, derrière ceux-ci, le corps d'un homme à moitié calciné s'agitant encore.

La tête commença à me tourner, et je m'étalai bientôt par terre, comme paralysé par cette vision d'horreur.

Alors j'arrêtais de lutter et m'allongeais de tout mon long sur ce sol de pavés moëlleux. Tellement moëlleux que je m'enfonçais lentement dans ce matelas impromptu. J'oubliais tout ce que je venais de voir pour enfin m'endormir, confortablement installé sous ce chaleureux bâtiment. Je fermais les yeux mais les rouvris bien vite pour me rendre compte que je tombais. Je ne sais pas vraiment si j'allais vite, car je n'y voyais rien. Le panorama était cotoneux, comme si je traversais un nuage de part en part, flottant jusqu'à l'avoir entièrement parcouru, de haut en bas. Puis, je vis le ciel, et ma chute s'accéléra grandement. Je sentis le vent caresser ma peau et faire danser mes cheveux.

J'étais totalement libre, mes mouvements ne comptaient plus, il ne me restait qu'à apprécier.

Je fermais les yeux pour savourer ces derniers instants, n'appréhendant même plus l'impact final, étant donné ma vitesse. Je fis une véritable introspection, comme si plus rien d'autre ne comptait que moi. Je parcourus ma vie avec un regard critique et détaché, extérieur. Je ne saurais pas dire le temps que ça prit, car il me parut durer éternellement. Toujours est-il que c'est dans un état d'apaisement exagéré que j'entrepris de rouvrir mes yeux. Je me rendis compte que je ne tombais plus, et pire, que je n'avais pas quitté le sol. J'étais toujours à côté du cadavre, et je n'arrivais toujours pas à bouger. Et en face de moi, un homme avec un jerrican me regardait en riant comme un fou furieux.

Je tentais de fuir lorsque je reçus un coup sur la tête.

Le choc me réveille. Je suis en sueur, seul, au milieu de mon lit. Il est déjà tard et des raies de lumière viennent chatouiller mes yeux à chacun de mes mouvements. Je me frotte l'arrière de mon crâne endolori et j'observe. Il n'y a personne à mes côtés, et je sens mon coeur qui se serre. Je me traîne jusqu'au pied du lit et me dirige vers la fenêtre. Un bol d'air frais me fera du bien. J'ouvre les volets et les attache pour que le vent ne me les renvoit pas au visage. Il fait beau, et je scrute le ciel pour m'y plonger. Il est parfaitement dégagé et j'ai l'impression d'avoir en face de moi une mer géante d'une pureté exceptionnelle. Seul au milieu de tout ce bleu, un petit nuage m'évoque quelque forme familière. Je l'observe avec attention, et je la reconnais.

Puis, je souris. Je ne suis pas seul.
par Stabbquadd communauté : Ecriture Ludique publié dans : ~ Exorcisme ~
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Lundi 2 juin 2008
Voici une combine à la portée incroyable et ne demandant que très peu d'investissement. Par contre, il vous faudra quelques ingrédients irremplaçables. Du talent, surtout de persuasion, de la créativité, de l'imagination, et une capacité hors du commun à avoir constamment raison (ou au moins à le croire). SI vous ne correspondez pas à la fiche technique, passez votre chemin et trouvez un travail. Sinon, parcourez ce qui suite.
Pour commencer, il vous faudra choisir une proie facile. Un bon gros blaireau conviendrait parfaitement à votre rapacité. Normalement, votre victime n'aura que très peu de lien sociaux, à part quelques autres mustélidés, ce qui fera grandement votre bonheur au cours de votre entreprise. De plus, il y a de grandes chances pour que celui-ci soit crédule et docile face à une personnalité dominatrice, que vous allez incarner. Lorsque vous avez fait votre choix, prenez un peu de temps pour prendre contact avec votre victime. Il doit vous considérer comme un ami, ce qui sera très facile étant donné son caractère. Au cours d'une de vos conversations, abordez un ou plusieurs sujets occultes, en priorité la religion, les extra-(ou intra-)terrestres, et quelques phénomènes paranormaux comme les projections astrales, les voyages temporels ou la télépathie. Approfondissez le sujet auquel votre blaireau est le plus réceptif. A partir de là, vous allez devoir découvrir ce qu'il désire le plus dans ce domaine, ce qui peut être de nombreuses choses, quoi que dérivant toujours du même sujet : découvrir quelque chose d'inédit et de fantastique et se l'approprier. Prendre contact avec Dieu, les extra-terrestres, se projeter dans l'avenir ou le passé, etc... sont autant de thèmes récurrents desquels vous devrez être familié pour mieux piéger votre proie, et bien d'autres encore. Un bon conseil avant toute chose : lisez de la Science-Fiction. En plus de vous apporter des sujets de discussion, vous y trouverez des connaissances utiles dans votre démarche.

Maintenant que vous avez toutes les informations nécessaires, imaginez une méthode, même farfelue, pour réaliser le rêve de votre proie. Restez simple, votre technique doit être facilement compréhensible, mais difficilement accessible. Par exemple, pour rencontrer des extra-terrestres, il suffit de les appeler. C'est simple, mais impossible à réaliser. Sauf que VOUS allez prétendre pouvoir le faire, grâce à un don que vous allez vous inventer, comme dialoguer avec les petits-hommes verts. Conservons maintenant cet exemple pour la démonstration. Vous pouvez ajouter une touche de réalisme à votre histoire, et dire que les E.T. vous parlent dans votre tête, mais que vous ne pouvez pas donner le nom ou les coordonnées de leur planète parce qu'ils communiquent avec vous en transmettant des idées et des sentiments, et que vous êtes incapable d'assimiler toute donnée mathématique ou littéraire venant d'eux. D'où l'absence de nom, que vous allez combler en en inventant un, que vous direz correspondre le mieux aux sentiments que vous inspirent vos transmissions mentales avec les êtres de là-haut. Lorsque vous aurez bien élaboré votre histoire suffisament pour la croire susceptible d'éveiller l'attention de votre victime, vous pourrez alors mettre à profit vos talents d'acteur.

Rencontrez votre blaireau, dans son terrier de préférence, et dites-lui que vous avez des problèmes. Il vous offrira un ver en attendant que vous lui racontiez votre histoire. Là, il vous faudra vous poser en victime. Dites qu'une organisation aussi occulte qu'inexistante vous pourchasse pour récupérer des informations que vous détenez. Il vous demandera de quoi il s'agit, mais ne lui dites pas tout de suite, ça ne fera que le rendre encore plus réceptif. A la place, expliquez que vous n'êtes en sécurité nulle part et que vous ne pouvez pas rentrer chez vous. Normalement, il devrait vous proposer son aide. Sinon, changez de blaireau, celui-ci n'a pas les qualités requises.
Par contre, s'il vous aide, vous êtes dans la bonne voie. Faites semblant d'hésiter, puis acceptez. Au bout de quelques heures, commencez à découvrir un peu votre Grand Secret, celui qui fait que tout devient possible, comme vos correspondances fréquentes avec vos amis martiens. Dites simplement que vous êtes recherché pour savoir des choses sur des habitants de l'espace en premier lieu. Et lorsque la confiance sera installée, révélez tout.

Ensuite, quelques temps plus tard, racontez que vous avez eu des nouvelles de vos amis d'ailleurs, et que vous avez pris la décision de les rejoindre, puisqu'ils ont la technologie nécessaire à votre survie et souhaite votre présence. Vous avez de grandes chances pour qu'il veuille vous suivre. A partir de là, vous avez déjà gagné, mais ne lâchez pas prise : vous pouvez toujours faire un hi-score !
Par malheur, le voyage est prévu pour dans plusieurs mois, et vous allez devoir tenir le coup jusque là. Vous allez avoir besoin de votre ami blaireau. Alors, demandez-lui de trouver d'autres personnes sensibles à votre cause pour vous aider, tous les deux, dans votre entreprise. Il est important d'inclure votre victime dans l'affaire, afin qu'il se sente concerner et s'estime supérieur, initié même. Puis, lorsqu'il vous ramènera des sympatisants, tâchez de les convertir à votre nouvelle religion, dont vous allez établir les règles comme suit.

Pour commencer, il y a quelques points à respecter pour que votre secte prospère et vous soit parfaitement dévouée. Déjà, il faut que vous ayez réponse à tout, mais que ces réponses soient secrètes. Ainsi, vous serez admiré et protégé par vos adorateurs, et ceux-ci formeront un groupe soudé et cohérent. Puis, il vous faudra trouver de quoi occuper tout le monde dans votre belle organisation. Il peut seulement s'agir de travailler pour rapporter de l'argent à la cause, mais aussi vous construire une maison sur un terrain acheté par "l'organisation" ou plus simplement vous curer les oreilles et lustrer les pieds. Mais il faut leur imposer une cadence infernale, sans repos, qui les fera culpabiliser de ne pas tenir les objectifs et les rendra encore plus dociles en endormant, et c'est le cas de le dire, leur méfiance. Vous commencez à sentir votre puissance, mais malheureusement votre sainte parole est constamment parasitée par le monde extérieur. La société, les médias, les médecins et assistants sociaux, ou plus simplement les proches de vos adeptes qui n'ont pas mordu à l'hameçon. Mais de quoi se mêlent-ils ? A partir de dorénavant, demandez à vos esclaves de couper les ponts avec le reste du monde : ils n'en ont pas besoin. VOUS pouvez répondre à toutes leurs questions; VOUS poursuivez un objectif que la société est incapable d'appréhender, et dont elle n'est même pas au courant, ce qui l'empêche de comprendre votre mouvement; VOUS avez plus d'importance que tout le reste, et ceux qui disent du mal de vous sont peut-être des terroristes qui veulent s'en prendre à la sainteté de votre démarche, des envoyés des forces ennemies qui veulent vous abattre : le diable en personne. Exigez que la communication soit rompue avec ces individus.

Organisez le recrutement de votre secte. C'est un point très important pour ramener d'autres blaireaux dans votre garde-manger. Le discour de vos adeptes doit être séduisant comme l'a été le votre au début. Pour cela, formez les plus charismatiques de vos fidèles à la propagation de votre sainte parole. Il ne faut pas qu'ils parlent directement de votre objectif final dès le début, mais seulement qu'ils fassent des promesses d'accomplissement et de renouveau spirituel. Prenez exemple sur la scientologie, et imaginez des information top-secrètes réservées au plus haut gradés. Vos recruteurs peuvent les avoir, mais ne doivent pas les communiquer. Le secret est aussi un élément séducteur : "moi je sais quelque chose que vous ne savez pas... rejoignez-nous et nous vous l'apprendrons !". Ce n'est peut-être pas la panacée, mais vous devriez déjà récolter pas mal de blaireaux sans sortir de votre aire. En effet, celui-ci est quasiment aveugle, donc n'ayez pas peur qu'il vous voit venir.

Bien, votre secte est désormais sur les rails, et vous vous amusez comme un petit fou, ce qui est encore une fois le cas de le dire. Mais restez vigilant ! A mesure que votre association spirituelle grandira, pensez à instaurer de nouvelles règles pour accroître sa sécurité, la votre. Par exemple, demandez à ce qu'aucune trace écrite de votre oeuvre ne soit constituée, il faut limiter au maximum la circulation d'informations. De plus, inventez un système de paliers (ou de niveaux si vous aimez le jeu de rôle) pour permettre à vos membres d'obtenir un "titre" super classe, comme "Chevalier du Flux des Rêves", et programmez pour chaque rang un niveau de confort différent. Et pour passer au niveau supérieur, il faut servir toujours plus votre cause. Regroupez vos troupes au maximum, pour limiter les contacts avec le monde extérieur. Enfin, prévoyez des sanctions pour les vilains petits canards qui ne seraient pas assez mouton, au point même de prévoir leur perte de rang ou leur expulsion de votre Grand Ordre.

Si vous êtes arrivé jusque là, pourquoi continuez-vous de lire ce blog : vous avez déjà tout ce que vous voulez. Quoi ? Comment vous en sortir ? Pourquoi sortir du paradis ? Vous voulez du sexe, vous avez toutes les femmes que vous voulez. Il suffit de l'exiger et d'y trouver une explication rhétorique et spirituelle. Vous voulez une télé, une chaîne haut de gamme, une maison ? Vous n'avez même pas à aller les chercher ! Mais si vous voulez malgré tout vous en sortir, il y a trois possibilités. Soit vous disparaissez dans la nature, en laissant un mot expliquant que vous avez rejoint la voute astrale, et en remerciant vos fidèles. Mais il vous faudra rester discret à l'avenir, voire même changer de pays. Soit vous simulez votre propre meurtre ou enlèvement. Mais ça risque d'être encore plus compliqué à mettre en place, et vous n'êtes plus habitué à faire les choses par vous même. Ou enfin, dernière possibilité, vous organisez un vaste suicide collectif, prétextant l'abandon du corps pour rejoindre les limbes. Ca ne vous coûtera rien, et vous pourez facilement en réchapper en expliquant que vous devez faire la même chose de façon isolée, pour pouvoir guider les âmes des Courageux Candidats au Carnage.

Si vous ne vous sentez pas capable d'organiser l'une de ces trois propositions seul, prenez contact avec moi, et nous ferons ça ensemble. Il ne vous en coûtera que la moitié des biens qui ne sont même pas vraiment les vôtres, voyez comme je suis généreux. C'est que vous me faites intervenir au moment le plus ingrat, il est normal que je sois remercié, non ?
par Stabbquadd communauté : BALOURDISES publié dans : Combine - Prison
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Dimanche 1 juin 2008
Aujourd'hui, toute l'équipe est moi-même suis fier de vous annoncer l'arrivée passée d'une nouvelle vitrine à mes griffonnages numériques : le blog des Terres du Seakk !

Bien, alors de quoi s'agit-il ? Ce n'est ni plus ni moins que la même chose qu'ici, à savoir un ramassis de perturbations mentales pathétiques ordonné pour constituer non pas un journal quotidien comme c'est le cas ici même, mais bien une histoire qui se veut cohérente. Donc chaque article y fait suite au précédent. Et c'est ce qu'on appelle des chapitres. Finalement ça n'a rien de compliqué, mais je vous préviens pour que vous ne soyez pas trop perdu, c'est tellement original comme arrangement.

Graphiquement, ce nouveau blog est aussi soigné et personnel que le premier, sur lequel vous êtes déjà, souvenez-vous. Hormis quelques bricoles de ma composition comme la liste des liens, ce n'est donc que l'application d'un thème à la sobriété débordante. Initialement je voulais vous faire un dessin, pour changer, mais quand j'ai vu le résultat j'ai moi-même eu peur, alors imaginez votre réaction, vous qui n'y êtes pas préparés ! Je ne veux pas dire par là que vous êtes idiot, non vous n'y êtes pas, mais ce sont mes talents en arts plastiques qui sont réellement catastrophiques. Kaya a un super blog elle, je lui demanderai peut-être de m'arranger ça... Le plus important, de toutes façons, c'est le contenu, n'est-ce pas ?

Maintenant que les présentations sont faites, j'espère vous y voir aussi souvent qu'ici même. N'hésitez pas à commenter hein. On se dit souvent qu'on le fera plus tard, mais en attendant moi je ne sais pas ce que pensent mes trente visiteurs quotidiens (environ). Pour autant, je peux comprendre que vous vouliez m'éviter d'avoir de fausses joies en voyant un nouveau commentaire dans ma boîte aux lettres, et en tombant ensuite sur un "c'est sympa ton blog" aussi intéressant que regarder la queue d'un âne. Quand bien même vous vous forceriez à aller jusqu'au "c'est intéressant mais peut-être un peu long", je ne crois pas que je sauterais de joie non plus. Rendez-vous compte, je ne viens pas à votre travail pour vous dire si vous le faites correctement ou pas ! Sinon qu'en penseriez-vous ? Toujours est-il que vous pouvez me faire des remarques sur la manière, le style, ce que ça vous évoque, ou pas (genre encéphalogramme passé sous la presse), ou encore pourquoi faut-il deux carottes pour changer une ampoule de frigo. Un peu d'imagination que diable !

Voilà, cette fois c'est dit. Week-end oblige, je ne vous retiendrais pas plus longtemps. Xénophobe des jours de congés, je reste fidèle au poste. Y'en a qui feraient mieux de se taire, et c'est mon cas, je sais. Zappez si vous n'êtes pas content, allez voir Les Terres du Seakk par exemple, et je dis ça purement par hasard, hein, mais pas du tout pour conclure un jeu de lettres que je mets au défi quiconque de trouver et de décrire dans un commentaire ;)
par Stabbquadd communauté : Cocasse la vie ! publié dans : Evenement !
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Samedi 31 mai 2008
Contrairement à une idée reçue et à l'usage courant, la Sécurité SoCiales ne se résume pas aux simples et partiels remboursements de frais médicaux usuels. Elle est en fait un ensemble d'institutions de droit privé qui englobent également les retraites, le recouvrement des cotisations, et toute sorte d'allocations. De plus, ces institutions sont totalement indépendantes des "impods" payés par les conchimoyens à l'état, puisqu'elles ne dépendent pas de celui-ci. Ses employés ne sont donc pas des fonctionnaires, mais des salariés n'ayant pour seule différence avec la masse grouillante du salariat qu'une volonté ferme à singer le Sévice Public. Toutefois, même si ces prestations sociales ne dépendent pas de l'état, il est important de savoir que les cotisations sociales sont des prélèvements obligatoires dont on ne peut que difficilement réchapper.

En effet, comme son nom l'indiquait au départ, la Sécurité des Sociétés Commerciales a pour but de protéger ces dernières de tous les aléas que constituent les risques de la vie. Ainsi, grâce à elle, les entreprises n'ont plus à se préoccuper de la vie de leurs salariés ni de prendre leurs problèmes en considération. Si jamais l'un d'entre eux tombe malade et doit être arrêté quelques temps, c'est alors la Sécurité SoCiales qui prend le relai pour verser son salaire à l'employé au repos. La Société Commerciale est alors soulagée d'un poids mort jusqu'à ce que son activité reprenne. Et il en va de même pour les salariés licensiés qui, appaisés par le versement ponctuel d'un dédommagement pris en charge par cette administration de droit privé, se retrouvent moins enclins à s'en prendre à leur ancienne entreprise.

Alors bien entendu, tous ces versements ont un coût, et c'est là qu'intervient l'astuce. Il est évidemment hors de question de faire payer ces allocations et autres pensions par les Sociétés Commerciales elles-mêmes, sinon quel intérêt aurait l'existence d'une telle Assurance SoCiales ? Alors, un système équilibré a été trouvé afin de leur procurer une double sécurité, puisque c'est là le but. Chaque nouvel entrepriseur qui créé sa propre société, et souhaite par là même se prendre pour un grand de ce monde, doit s'acquitter de cotisations purement dissuasives pour contribuer au renflouement des multiples Caisses de Versement. S'il parvient à maintenir son activité, il continue de participer au financement, et s'il parvient même à l'étendre malgré les contraintes, alors il obtient le droit de se mettre un cigare dans la bouche, des sappes de luxes sur le corps et une secrétaire sur son membre, et de jouer avec ses amis patons du MesDef. Puis, en tant que membre du MesDef, l'entrepriseur devient lui aussi un paton, est donc naturellement exonéré de cotisations sociales, et commence alors à profiter de la Sécurité SoCiales financée par tous les autres petits entrepriseurs qui n'ont pas réussi comme lui.

Depuis quelques années, on parle du trou de la Sécurité SoCiales. En fait il s'agit d'un simple déficit dans l'exercice de ces institutions, causé par le manque de candidats à l'entreprise, et créant un réel manque de cotisants, donc un déséquilibre entre les recettes et les dépenses. Quelques révolutionnaires ont exprimé la nécessité de faire cotiser les amis du MesDef au même titre que les autres. Mais ceux-là n'ont pas vraiment compris le principe même de l'institution qui est justement de protéger les grosses Sociétés Commerciales. Leur imposer un prélèvement arbitraire irait donc à l'encontre de la mission première de celle qu'on appelle la "Sécu" ! Heureusement, les amis du MesDef ont trouvé une réponse adaptée au problème, permettant dans l'absolu de corriger le déséquilibre.

En effet, puisque concrètement la Sécurité SoCiales est là pour protéger les Sociétés Commerciales de leurs employés, et puisque les petites entreprises sont trop peu nombreuses pour permettre de s'acquitter convenablement de la tâche d'un point de vue financier, la meilleure solution était justement de faire payer cette Assurance SoCiales aux employés eux-même. Après tout, lorsqu'on souscrit une assurance, pour la voiture par exemple, ce qui est également obligatoire, c'est avant tout pour protéger les autres du danger qu'on représente nous-même. Or, les salariés sont un danger, et il est donc naturel que ce soit à eux de payer cette assurance pour protéger les Sociétés Commerciales des dégats qu'ils pourraient leur occasionner !

Ainsi, le Gouverne-et-ment a instauré de multiples déremboursements et autres franchises afin que l'employé y soit de sa propre poche lui aussi. Mais, pour ne pas risquer que ceux-ci ne deviennent une espèce menacée, le Gouverne-et-ment a habilement réparti leurs participations sur les frais de confort avant tout, pour n'en laisser qu'une petite partie s'appliquer sur les soins indispensables. Toutefois, le plus grand problème demeure les retraites. Payer des salariés usés et inexploitables, c'est pour beaucoup une véritable hérésie. Malheureusement, leur retirer d'un seul coup leur pension risquerait d'entraîner une vague de grèves des autres salariés, rêvant d'un futur meilleur et voyant celui-ci s'assombrir soudainement. Et il n'y a rien de pire pour une Société Commerciale que l'arrêt du travail de ses employés. La réforme irait donc à l'encontre du but recherché.

Alors, le MesDef a proposé au gouverne-et-ment une solution : éteindre la lumière lentement. Ou plutôt, ne pas en augmenter la puissance alors que la luminosité extérieure ne cesse de s'accroître. C'est ainsi que les retraites ne sont plus jamais revalorisées alors que tous les trente cinq années, avec une croissance d'à peine deux pourcents, la valeur d'une même pension est divisée par deux, sans en changer le montant ! De cette manière, on se débarrasse progressivement des retraités en limitant naturellement la portée de leur vie par l'intermédiaire d'une pension fixe n'ayant très vite plus la moindre valeur ! Et on purge par la même occasion la Sécurité SoCiales des individus inutiles. Ingénieux non ?


Lexivique :

Les Impods, le gouverne-et-ment et les conchimoyens : voir article précédent.

La Sécurité SoCiales : son nom provient de sa fonction de protection des Sociétés Commerciales, abrégées en SoCiales. Elle est composée de multiples caisses parce qu'une caisse ne suffisait pas à mettre tout l'argent.

Le Sévice Publique : c'est l'ensemble des interfaces entre l'état et ses conchimoyens, entretenu à la cadence la plus lente possible afin d'éviter aux dits conchimoyens d'émettre des doléances à une fréquence trop élevée. Son nom est donc venu naturellement aux conchimoyens et révèle le calvaire dont il s'agit pour effectuer la moindre démarche, le pire étant que la dite démarche est généralement obligatoire.

Les Entrepriseurs : ce sont des Conchimoyens qui ont décidé de faire partager aux autres leurs talents et les applications pratiques de leurs idées moyennant une contribution financière. Ils sont assujettis aux cotisations SoCiales, contrairement aux patons du MesDef. Leur nom vient du fait que pour tenir le coup la plupart s'échangent des substances très peu légales qui participent à leur fournir une capacité accrue à supporter les cotisations dont ils font l'objet et qui leur prennent profondément l'anus. C'est donc un mot à double-sens, ce qui est assez pratique pour ce genre de rapports, même non sollicités.

Les Patons : il s'agit d'une contraction de l'expression infantile "c'est PAs TON quelque chose". C'est de cette manière que les conchimoyens appellent les amis du MesDef, parce qu'ils ont remarqué que ceux-ci veulent toujours tout et même plus, au point de s'approprier toutes sortes de choses qui ne leur appartiennent pas le moins du monde.

Le MesDef : il s'agit de l'association des patons, ex-entrepriseurs finalement exonérés de Cotisations SoCiales. Le nom a été choisi pour représenter les multiples "def" que s'octroient ses adhérents. Il peut s'agir de sexe avec les Défloraisons de jeunes stagiaires prépubères ou les Déformations (généralement anales mais pas seulement) qu'ils infligent à leurs employés, mais aussi de stratégie avec les Défenses du capital ou les Défis que représentent les nouveaux marchés émergeants, ou encore de simples conneries, car le paton est blagueur, avec les Défécations qu'ils aiment mettre dans les bottes de leurs amis, ou les Défaillances volontaires de leurs ascenseurs pour observer le défilement des salariés à la débauche. Sans oublier la Défonce bien sûr, devenir paton ne fait pas oublier la drogue.

Les Retraités : on appelle de cette façon la partie de la société considérée comme nuisible par les patons, celle qui ne peut plus travailler mais touche malgré tout une pension. Tout comme une masse de déchets malodorants, il s'agit de les retraiter au plus vite afin qu'ils cessent de pomper de l'argent aux caisses de Sécurité SoCiales.
par Stabbquadd communauté : Vive le désordre ! publié dans : Réflexions...
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Vendredi 30 mai 2008
Il peut s'agir de téléphones, d'ordinateurs, ou encore de consoles, mais tous ont cette même particularité : ils sont portables. A l'image de l'eau en poudre, ces appareils peuvent fournir une hydratation efficace par voie buccale, pour un encombrement moindre. Alors, bien entendu, ces objets ont de multiples utilités que vous considèrerez certainement plus importantes. Mais imaginez-vous, perdu dans un pays chaud, très chaud, sans rien à boire et aucune source d'eau portable à proximité, mais avec à vos côtés vos seuls appareils portables. Quel aspect de ceux-ci serait alors le plus important ?

Depuis de nombreuses années, la miniaturisation de l'électronique a permis des augmentations de puissance, de vitesse, d'économies d'énergie sans pareil. Mais le plus important ne réside pas dans les propriétés techniques du matériel, mais dans sa capacité à hydrater en quantité toujours plus grande pour un encombrement toujours réduit. Et ce pour assurer la survie du propriétaire dans des conditions les plus extrêmes.

Mais je vois déjà que vous vous interrogez. Pour boire un appareil portable, faut-il que la batterie soit chargée ? Malheureusement, la réponse est oui. Pour le comprendre, il faut savoir que ces machines transforment de l'énergie en liquide hydratant. Mais l'inverse est parfaitement possible également, j'en veux pour preuve que certaines batteries des appareils de dernière génération nécessitent l'adjonction d'eau pour produire de l'énergie, tandis que d'autres ont seulement besoin d'un liquide quelconque, voire même de l'urine ! Il est dès lors conseillé de vider totalement ses batteries avant de les recharger, afin d'éviter toute prolifération bactérienne dans le liquide que vous devriez boire en cas d'urgence.

Voilà pourquoi il ne faut jamais oublier son chargeur, et faire au maximum des cycles complets de charge ! Avouez que tout devient plus clair quand même. Non ?
par Stabbquadd communauté : Humour au quotidien publié dans : Déconcertant :s
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Jeudi 29 mai 2008
Bonjour. Oui, pour une fois je dis "Bonjour", vous n'allez pas vous en plaindre quand même. Aujourd'hui, nous allons essayer de faire un test. Ce test, nous ne le connaissons pas, ni vous, ni nous. Cependant, nous allons tenter de le découvrir ensemble. Mais avant de commencer, que tous les allergiques aux tests de personnalité ferment immédiatement cette page avant de faire un choc anaphylactique (avec beaucoup de lait dedans, et demi écrémé, le lait). Je rappelle également qu'il est déconseillé de prendre des notes (et donc d'entourer les réponses) directement sur votre écran, au risque de voir celui-ci se vider de toute substance et disparaitre pour l'éternité dans un feu d'artifice de verre, de plastique, et de métaux lourds. Ou de quoi que ce soit dont votre écran est composé. Vous êtes prévenus maintenant. Alors passons au test.
Ah, une dernière chose, vous n'êtes pas obligé de faire le test, mais si vous ne faites pas et que vous lisez les résultats plus bas, ils vous paraîtront complètement absurdes et inadaptés, voire contradictoires. C'est normal, vous n'aviez qu'à suivre les consignes et faire le test.
Bien, allons-y.

Ce soir vous dînez avec votre belle famille (ne paniquez pas, c'est seulement une hypothèse). Une fois arrivés à la maison de vos beaux-parents, ceux-ci sont déjà attablés et se lèvent pour vous accueillir. Vous remarquez que votre belle-mère a un goître énorme :
4/ Vous êtes certain que c'est contagieux, et vous fuyez à toutes jambes jusqu'à la voiture, et à toute voiture jusqu'à chez vous.
2/ Vous lui dites : "Alors Simone, on a les boules ?". Puis vous riez grassement.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, respirez avec difficulté, riez encore, allez à la salle de bain, riez encore un peu, etc...
3/ Vous vous exclamez : "Que diantre Madame Simone ! Tenteriez-vous de vous faire aussi grosse que le boeuf ?".
1/ Vous profitez du fait qu'elle ne peut pas baisser la tête pour poser discrètement un coussin péteur à balayage vertical sur sa chaise.

Le lendemain midi, c'est chez vos parents que vous allez déjeuner (c'est sans doute le week-end, allez savoir). Votre mère, si vous en avez encore une, sinon toutes mes condoléances, ramène le plat principal, une mitonnée d'agneau aux flageolets habilement mise en valeur dans un superbe plat en étain. A mi chemin, elle trébuche et s'écrase au milieu de la salle à manger, a moitié étalée dans le reste du plat en sauce :
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, vous pissez dessus, riez encore, allez à la salle de bain, riez encore un peu, etc...
1/ Vous profitez de son inattention pour déposer discrètement sur sa chaise un coussin péteur à compensation latérale.
4/ Vous pensez votre mère atteinte d'un virus aux effets terrassants et préférez vous suicider avant d'en subir les effets vous aussi.
3/ Vous vous assurez de ne pas être tâché avant de déclarer : "Mais enfin mère, ce n'est pas une façon de se tenir", avant de vous secouer de multiples convulsions d'hilarités sur votre chaise.
2/ Vous lui dites : "Bah alors maman, tes jambes ont flageolé ?". Puis vous lui sortez votre rire le plus viril et puissant.

Le soir même, vous dînez avec vos amis dans un restaurant très chic comparé à vos moyens. Avant le repas, le sommelier vous apporte une bonne bouteille pour accompagner votre repas. Un de vos amis fait un geste maladroit et renverse le verre de dégustation sur la robe de sa conjointe :
1/ Vous attendez qu'elle se lève pour aller aux commodités pour glisser un coussin péteur à projections anales sur sa chaise.
3/ Vous vous sentez obligé d'ajouter : "La robe de ce vin est vraiment exquise, de même que son contenu, nous prendrons donc celui-là, merci." et souriez de toutes vos dents.
2/ "Alors Régis, déjà saoul ? Il est con ce Régis !" précède un spécimen grossier de modulation dans les graves, d'une portée surprenante pour un humain.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, recrachez le morceaux de pain que vous rogniez, riez encore, allez à la salle de bain, riez encore un peu, etc...
4/ Vous voyez d'abord une tâche de sang. Ca ne fait aucun doute, c'est un tireur embusqué, et vous roulez sous la table en criant "Tous aux abris !".

Après le repas, vous décidez tous ensemble d'aller au cinéma. Pendant les bandes-annonce, l'une d'entre vous se propose pour aller chercher des confiseries à grignoter :
3/ Vous attendez qu'elle revienne et lui lancez un pourboire en disant : "Garçon, ma boisson n'est pas fraîche, pourriez-vous aller m'en quérir une nouvelle ? Merci.".
4/ Pendant son absence, le noir se fait dans la salle, comme de par hasard. Il va y avoir un attentat dans cette salle, vous en êtes perduadé. Vous attendrez les autres dehors. La séance finie, ils vous retrouvent et vous racontent le film.
2/ Vous attendez sa sortie et tentez de convaincre tout le monde de s'installer à l'autre bout de la salle. Lorsqu'elle revient, le film commence, et elle passera le premier quart d'heure à se faire huer par la foule en vous cherchant. Quand enfin elle vous retrouve, vous dites bien fort : "Alors poupée, tu t'es perdue ? Rah, les femmes et l'orientation...", et couvrez les premiers dialogues du film par votre voix grave suivie de votre rire assourdissant.
1/ A peine est-elle sortie de la salle, vous coincez dans son siège un coussin péteur à écran de fumée total.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, regardez l'air surpris de votre amie, riez encore, allez aux toilettes, riez encore un peu, etc...

Le lendemain après-midi, vous avez une réunion pour le boulot (c'était bien le week-end finalement). Votre collègue et voisin de table se lève pour aller présenter le bilan de son équipe sur la semaine précédente. Malheureusement, il a perdu ses dossiers, impossible de mettre la main dessus :
4/ Ca y est, vous en êtes certain maintenant, une substance toxique envoyée par votre concurrent a envahi votre entreprise, et font perdre la mémoire à vos collègues un par un pour leur voler leurs dossiers. Pour preuve, ce premier cas de disparition inexpliquée ne laisse plus la place au doute.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, êtes licensié et rangez vos affaires, riez encore, allez aux toilettes, riez encore un peu, etc...
3/ Vous souriez et lui demandez : "Mais enfin Charles-Henri, calmez-vous, dites-moi où donc avez-vous perdu ces dossiers et nous irons les chercher ensemble !". Suite à quoi vous mettez votre main devant votre bouche en émettant un léger gloussement de castrat.
1/ Son attention est détournée, vous en profitez donc pour installer un coussin péteur à munitions altérées sur son siège.
2/ Vous vous tournez vers son assistante et dites "Et ben alors, qu'est-ce que vous avez bien pu lui faire pour qu'il en perde ses dossiers ?". Puis, comme à l'accoutumée, vous infligez à votre auditoire un rire bien gras, à la limite de l'attaque du glaire de l'espace.

Le soir même, vous accompagnez votre patron et sa femme à l'opéra. Le chef d'orchestre entre sur scène et la salle se lève pour l'applaudir.
3/ Vous vous penchez vers votre patron et lui murmurez discrètement : "Le chef d'orchestre est de Lourdes, j'attends de cet opéra un vrai miracle !".
2/ Vous donnez un coup de coude à votre patron et lui dites : "Il parle de pingouins ce soir votre opéra ?", et vous riez grivoisement pendant cinq bonnes minutes.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, êtes raccompagné à la sortie, riez encore, essayez de rentrer à nouveau pour allez aux toilettes, riez encore un peu, etc...
1/ Vous profitez de cette superbe opportunité pour disposer un coussin péteur à contre ut majeur sur le siège de votre patron.
4/ Vous êtes à la limite de la panique. C'est toujours à ce moment là qu'un tireur embusqué pourrait en profiter pour tirer, la détonation étant couverte par les applaudissements de la salle.


Résultats :

Si vous avez une majorité de réponse 1, vous êtes lourd. Et d'autant plus que vous n'avez qu'un seul gag qui n'a jamais fait rire que vous. D'ailleurs, vous ne pouvez même plus vous amuser, car tout votre entourage a acquis le réflexe de vérifier son siège avant de s'asseoir. Essayez de comprendre qu'il y a une vie après le coussin péteur, et que des personnes vivent très bien sans. Non, même pas avec un tout petit.

Si vous avez une majorité de réponse 2, vous êtes lourd. Vos blagues sont très prévisibles, mais au moins vous en avez plus d'une. Parfois, vous êtes drôle, avec la même réflexion que d'habitude, et vous ne comprenez pas pourquoi. Et parfois, au contraire, votre entourage a honte, avec toujours la même blague ! Prenez des cours de tact, et vous comprendrez qu'en société il faut éviter tout contexte machiste et tout manque de respect. Au delà de ça, vous pouvez être modérément drôle. Bon courage.

Si vous avez une majorité de réponse 3, votre prénom est composé. Mais pas composé comme Anne-Laure ou Jean-Marie. Non, plutôt un truc du genre Edouard-Philippe ou François-Valérie. Vos parents sont propriétaires depuis le seizième siècle, et ne ratent pas une messe. Quand à vous, votre adolescence révolutionnaire s'est faite en fumant un join chez un ami parisien totalement dévergondé. Car, bien sûr, vous vivez à Paris. Bref, vous êtes chiant, et coincé. Allez en province apprendre la vie, et ne revenez pas avant d'avoir écumé la féria de Nîmes, les fêtes de Dax et autres réjouissances du midi. Rien ne vous empêche ensuite de faire le tour des festivals alcooliques du septentrion bien entendu. Ah oui, et arrêtez l'humour. Définitivement. Pour vous c'est déjà trop tard.

Si vous avez une majorité de réponse 4, vous êtes peureux, à la limite de la folie. Restez calme, et faites-vous prescrire des tranquilisants si besoin. Achetez le petit livre du calme ou mémorisez quelques unes de ses phrases par coeur. "Une goutte d'essence de lavande aide à soulager non seulement les douleurs et les courbatures, mais aussi la tension nerveuse." "Suivez l'exemple des enfants, qui vivent pour le simple plaisir de l'instant présent. Avec un peu d'entraînement, vous y parviendrez aussi" Vous voyez, vous vous sentez déjà mieux !

Si vous avez une majorité de réponse 5, vous êtes lourd. Et méchant. Ou alors vous êtes idiot. A moins que vous n'ayez un réel problème de relations sociales et que votre hilarité excessive masque une véritable panique face à votre égal. Sortez plus souvent, voyez des gens, même si ce ne sont pas vos amis, et vous verrez que vous vous sentirez plus à l'aise et n'aurez plus ce malheureux réflexe d'hilarité qui vous plombe aux yeux des autres. Vous avez vous aussi le droit d'utiliser le petit livre du calme, mais n'en abusez pas ou vous pourriez finir affalé dans un canapé pour le restant de vos jours.

Si vous avez faim, mangez. Si vous n'avez pas à manger, achetez-en. Si vous n'avez pas d'argent travaillez. Si vous n'avez pas d'adresse vous êtes mal barré. Mais comment diable avez-vous pu avoir accès à internet ?

Si vous ronflez la nuit vous n'avez pas de bol. Mais ce n'est rien comparé à votre femme.

Si vous avez un chien merci de le laisser dehors, même si c'est un caniche ou un chihuahua habillé en princesse. Les chiens ne sont pas admis ici. Vous aimeriez que je vienne chez vous avec une espèce de coussin complètement trempé récupéré dans une décharge ? Et bien pour moi c'est du pareil au même. Et non il n'est pas mignon, c'est vous qui êtes idiote. Si vous êtes un homme honte sur vous et votre famille pour quatre générations.

Si vous croyez que c'est facile d'écrire un article par jour faites un blog. Après on en reparlera.
par Stabbquadd communauté : Humour de tout genre publié dans : Oui / Non / Peut-être
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Mercredi 28 mai 2008
Savez-vous pourquoi la phrase "c'était mieux avant" semble toujours nous parler, dans tous les domaines ? Pourquoi les bonnes choses semblent toujours se tarir jusqu'à rejoindre bientôt l'étagère des souvenirs que vous avez ménagé dans votre tête ? Oh, bien sûr, on pourrait avancer le fait que les gens ne sont jamais contents, ou encore qu'ils détestent le changement et préfèreraient que tout stagne par peur de la nouveauté. Et on aurait pas tort. Heureusement, parce que le tort tue. Elle est facile, je sais, mais il était de mon devoir de la faire.
Mais je sens votre impatience grandir, ainsi que vos yeux humides qui, pleins d'émois, me regardent et m'implorent de vous révéler où je veux en venir. J'y viens j'y viens, je ne tournerais pas autour du pot. Non non. Voilà, j'arrête. Mais je veux que vous compreniez bien. Bref, je poursuis. Je disais donc, ou plutôt je vous demandais, n'attendant, n'espérant aucune réponse de votre part afin que je puisse vous en apporter une moi-même, dans un élan de fierté prétentieuse mais délectable, et vous me direz, mais alors pourquoi tu poses la question, donne directement la réponse, ce à quoi je vous répondrais qu'il faut bien mettre les formes et... oui pardon je suis comme les cadeaux à Noël vous voyez, et parfois, je m'emballe. Je vous demandais, donc, et oui j'utilise beaucoup ce mot, "donc", pourquoi a-t-on toujours l'impression que les bonnes choses ne durent pas. Que ce groupe était bien meilleur à son premier album et n'a jamais refait aussi bien depuis, que telle série avait commencé si fort mais qu'elle s'est vite empêtré dans un scénario sans saveur, ou encore que tel écrivain, comme par exemple, et ben moi, allez, et pourquoi pas, mais ça marche aussi très bien avec Bernard Werber, que tel écrivain, donc, s'est laissé aller à écrire des bouquins (ou des articles) de moins en moins fouillés, et de plus en plus soporifiques et convenus.

Mais oui, pourquoi, hein ? Dis-nous vite !

Alors voilà, vous allez voir comment c'est bête finalement. Comme bien souvent lorsque les choses deviennent trop complexes, il y a un dieu derrière tout ce chaos apparent. Un dieu bien spécialisé, puisque c'est le Dieu de la Créativité. Il gère donc tout ce qui est inspiration, innovations, recherches et développement, etc... Ce dieu, appelons-le par exemple Edgar, pour faire simple, qui règne sur le monde des artistes et autres créatifs, aime son métier. Il aime ça plus que tout, au point qu'il en a fait un jeu. Bien sûr, on peut imaginer ça frustrant d'être à l'origine de toutes les idées du monde sans jamais pouvoir le revendiquer. Mais Edgar, le dieu donc, s'en fout éperdument. Et pour cause, il est dieu, et n'a pas besoin des sentiments qui composent, entre autres choses, la fierté, la jalousie, et tout ce fatra inutile, particulièrement quand on est tout puissant.

Edgar a donc organisé son petit monde pour rendre la chose plus intéressante. Ainsi, à chaque idée qu'il crée, il en fait deux ou trois copies, puis envoie le tout graviter autour de la Terre et de ses habitants. Et ça pour les idées destinées aux humains bien entendu, même s'il y a parfois des erreurs. La danse contemporaine, par exemple, était au départ une idée destinée à l'industrie d'une civilisation que nous ne sommes pas près (ni prêts) de connaître. Mais revenons-en au fonctionnement de cette soupe d'originalité. Les idées gravitent donc autour de nous tous. Chacun d'entre nous dispose d'une sorte de jauge, qui est plus ou moins grande et se remplit plus ou moi rapidement. Je sais, ça peut paraître étrange dit comme ça, mais c'est assez abstrait, et je fais de mon mieux avec mes mots à moi. Chaque idée est plus ou moins consommatrice de créativité. Toutes les personnes dont la jauge est suffisamment remplie pour fournir la créativité nécessaire à une idée précise peut l'avoir. Et plusieurs peuvent avoir la même idée en même temps, puisque plusieurs idées identiques circulent. Lorsqu'une idée est utilisée, la personne qui devient alors sa propriétaire voit, ou plutôt ne voit pas, sa jauge diminuer d'autant. Ainsi, lorsqu'une personne utilise volontairement son potentiel d'une manière intense pendant plusieurs jours, elle finira par n'avoir plus aucune idée. Et pour certains, la jauge ne pourra plus jamais se remplir de toute leur vie, celle-ci étant trop courte et la jauge se remplissant trop lentement. CQFD, n'est-ce pas ?

En quoi cela est-il amusant pour un dieu ? C'est simple. Pour commencer, le dieu se délecte de voir la compétition entre les humains pour être les premiers sur une idée, alors que parfois cette même idée a déjà été exploitée par le passé. De même, puisqu'il peut voir la jauge de chacun, il s'amuse de voir parfois des personnes capables de se la payer la laisser s'échapper, alors qu'ils en auraient bien eu besoin. Vous n'avez jamais eu une idée que vous avez oublié par la suite et qui fût alors utilisée par un autre, quelques temps plus tard ? Et bien voilà de quoi faire rire aux éclats notre dieu ! Lorsqu'on dit avoir laissé s'échapper une idée, on ne croit pas si bien dire. L'idée s'est approchée de nous, peut-être même était-elle mue par Edgar en personne, nous l'avons vue, consultée et trouvée vraiment bonne, puis vous l'avez mise de côté. Et le dieu, taquin, l'a déplacée pour que d'autres puissent l'aborder. Et vous ne l'avez jamais retrouvée, puisqu'elle n'était pas là où vous l'aviez laissée, cinq minutes plus tôt !

Et nous voilà donc arrivés au problème des artistes. Ceux-ci vont parfois jusqu'à vider leur jauge pour percer dans leur milieu, et retombent rapidement dans l'anonymat, étant devenus incapables de faire quoi que ce soit de nouveau. Mais, si l'artiste dispose d'une jauge à remplissage rapide, il sera capable de se faire remarquer une deuxième, puis une troisième fois. C'est de cette façon qu'on devient une légende ! Mais le choix ne nous est pas laissé, et de toutes façons Edgar peut nous faire et nous défaire à loisir. Vous connaissez les "Sims" ? Alors vous comprenez ce que tout ceci a d'amusant pour notre divinité mineure pour le commun des mortels, mais tellement importante pour d'autres !

Moi, dans l'histoire, je suis comme vous. Je ne sais pas comment est ma jauge, ni sa vitesse de remplissage. Je sais juste que j'en ai une et que je compte bien l'user jusqu'à la vider complètement. Aujourd'hui j'ai bien cru qu'elle était vide, mais au bout de quelques heures de réflexion, j'ai trouvé une idée par terre qui cadrait avec mes moyens. Et je l'ai saisie. Peut-être qu'en se concentrant on peut forcer le remplissage de la jauge. Comme faire le plein sauf que ça coûte moins cher mais que ça prend plus de temps.
Alors ma jauge est-elle vide ? Se remplira-t-elle assez vite pour l'article de demain ? Je le verrai bien assez tôt. Et vous aussi. Maintenant allez vous coucher, et priez Edgar pour moi. Si demain je n'ai pas d'idée, je saurai à qui la faute ! Je demanderai à Edgar les noms de ceux qui n'auront pas plaidé en ma faveur. Non mais.
par Stabbquadd communauté : BALOURDISES publié dans : { Roues d'âge au culte }
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Des Scriptions

  • : La Fuite du Cerceau
  • : Philosophie est un bien grand mot. Onze lettres, impossible à placer au scrabble car composé d'aucun mot accepté par un dictionnaire normalement constitué, philosophie m'emmerde. Et pourtant, à sa suite mon cerveau lent, m'indique la Fuite du Cerceau. Blanc. Non mais c'est pour la rime, la couleur. Allez comprendre...
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Dix Clameurs

Les articles de ce blog sont écrits trop petits. Je le sais. Mais qu'est-ce que vous voulez, j'écris petit, je suis comme ça. Alors prenez-vous par la main, et utilisez cette option de votre navigateur que vous délaissiez indignement jusqu'à présent : le zoom. Appuyez sur Ctrl, et avant de relâcher, faites rouler la molette de votre souris. Si ça devient encore plus petit, tournez dans l'autre sens.

Tant Qui Passent

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Saint Dictat Sion

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