Signification :

Etre un peu fou, avoir des lubies, un petit bonhomme dans l'oreille qui desserre la vis qui tient le fagot. ( source )


Origine :

La naissance de cette expression est attribuée au treizème siècle, époque contemporaine de Saint Thomas d'Aquin, puisque c'est à son encontre qu'elle fût utilisée pour la première fois. Le fameux théologien avait un petit cabinet à Paris, où il s'adonnait à ses plus vives passions : la contemplation, intercalée d'intenses passages de rédaction acharnée, et l'adaptation de son oeuvre ainsi composée en cours pour l'enseignement de ses élèves. Ses réflexions profondes et sa concentration hors pair en firent un grand philosophe, mais le portèrent à lésiner quelque peu l'hygiène de ses locaux. De même que les relations sociales. Comme cet état de fait était un point commun avec tous les illuminés de son époque, les plus moqueurs de leurs collègues en vinrent à les qualifier par ce qui serait le plus péjoratif pour eux. Ainsi, la guilde des Philosophes Raisonnablement Impliqués dans l'Entretien des Salles se réunit pour soumettre au vote l'appellation la plus méprisante. Il fut décidé que le plus répugnant chez leurs collègues marginaux était l'affinité particulière de leurs plafonds avec toutes sortes d'arachnidés. En effet, entrer dans leurs bureaux revenait bien souvent à gagner quelques nouvelles capilarités collantes et ornées de petits insectes volants, pour la décoration manifestement. Dès lors, tout illuminé, idiot du village, ou génie un peu trop à l'écart eût droit à avoir sa propre araignée au plafond.


Pour aller plus loin :

On croit souvent que le plafond représente l'intérieur de la boîte crânienne, si calme qu'une araignée pourrait y tisser sa toile. Ce qui est parfaitement absurde. Il faudrait d'abord qu'une araignée puisse s'introduire dans le crâne de quelqu'un, aussi vide soit le dit crâne. Puis, il faudrait que l'arachnide puisse survivre dans cette tête sans que le concerné ne s'en rende compte. Alors oui, elle pourrait éventuellement grignoter bout de cerveau après bout de cerveau, avant de retourner prendre sa respiration dans la cavité nasale du sujet. Mais enfin, ça chatouillerait, non ? Et à moins que les araignées ne soit responsables de maladies neurologiques, j'en doute. Et puis quoi encore, les allergies ne seraient en fait que le chatouillement nasal de l'araignée en train de prendre un bol d'air frais ? Et les idiots auraient une partie du cerveau grignoté c'est ça ? Hein ? C'est... ça ? Oh mon dieu !


Réactions du public :

"Bah de toutes façons moi je passe par dessus et après on y voit plus rien, ha ha ha", nous confie à peu près Ahmed Ublen, peintre en bâtiment, sur un de ses chantiers.
"Enlevez-moi ça, ah mon dieu non !", confirme la sécretaire grecque Sarah Knofohb après mise en situation dans une réplique parfaite de la case de l'oncle Tom (d'Aquin).
"Bah moi j'voudrais bien, j'ai déjà les araignées !", s'exclame Henri, sans domicile fixe de la rue du Faubourg Saint-Honoré, et salarié depuis cinq ans dans un entrepôt associatif.
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