Bonjour. Oui, pour une fois je dis "Bonjour", vous n'allez pas vous en plaindre quand même. Aujourd'hui, nous allons essayer de faire un test. Ce test, nous ne le connaissons pas, ni vous, ni nous. Cependant, nous allons tenter de le découvrir ensemble. Mais avant de commencer, que tous les allergiques aux tests de personnalité ferment immédiatement cette page avant de faire un choc anaphylactique (avec beaucoup de lait dedans, et demi écrémé, le lait). Je rappelle également qu'il est déconseillé de prendre des notes (et donc d'entourer les réponses) directement sur votre écran, au risque de voir celui-ci se vider de toute substance et disparaitre pour l'éternité dans un feu d'artifice de verre, de plastique, et de métaux lourds. Ou de quoi que ce soit dont votre écran est composé. Vous êtes prévenus maintenant. Alors passons au test.
Ah, une dernière chose, vous n'êtes pas obligé de faire le test, mais si vous ne faites pas et que vous lisez les résultats plus bas, ils vous paraîtront complètement absurdes et inadaptés, voire contradictoires. C'est normal, vous n'aviez qu'à suivre les consignes et faire le test.
Bien, allons-y.

Ce soir vous dînez avec votre belle famille (ne paniquez pas, c'est seulement une hypothèse). Une fois arrivés à la maison de vos beaux-parents, ceux-ci sont déjà attablés et se lèvent pour vous accueillir. Vous remarquez que votre belle-mère a un goître énorme :
4/ Vous êtes certain que c'est contagieux, et vous fuyez à toutes jambes jusqu'à la voiture, et à toute voiture jusqu'à chez vous.
2/ Vous lui dites : "Alors Simone, on a les boules ?". Puis vous riez grassement.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, respirez avec difficulté, riez encore, allez à la salle de bain, riez encore un peu, etc...
3/ Vous vous exclamez : "Que diantre Madame Simone ! Tenteriez-vous de vous faire aussi grosse que le boeuf ?".
1/ Vous profitez du fait qu'elle ne peut pas baisser la tête pour poser discrètement un coussin péteur à balayage vertical sur sa chaise.

Le lendemain midi, c'est chez vos parents que vous allez déjeuner (c'est sans doute le week-end, allez savoir). Votre mère, si vous en avez encore une, sinon toutes mes condoléances, ramène le plat principal, une mitonnée d'agneau aux flageolets habilement mise en valeur dans un superbe plat en étain. A mi chemin, elle trébuche et s'écrase au milieu de la salle à manger, a moitié étalée dans le reste du plat en sauce :
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, vous pissez dessus, riez encore, allez à la salle de bain, riez encore un peu, etc...
1/ Vous profitez de son inattention pour déposer discrètement sur sa chaise un coussin péteur à compensation latérale.
4/ Vous pensez votre mère atteinte d'un virus aux effets terrassants et préférez vous suicider avant d'en subir les effets vous aussi.
3/ Vous vous assurez de ne pas être tâché avant de déclarer : "Mais enfin mère, ce n'est pas une façon de se tenir", avant de vous secouer de multiples convulsions d'hilarités sur votre chaise.
2/ Vous lui dites : "Bah alors maman, tes jambes ont flageolé ?". Puis vous lui sortez votre rire le plus viril et puissant.

Le soir même, vous dînez avec vos amis dans un restaurant très chic comparé à vos moyens. Avant le repas, le sommelier vous apporte une bonne bouteille pour accompagner votre repas. Un de vos amis fait un geste maladroit et renverse le verre de dégustation sur la robe de sa conjointe :
1/ Vous attendez qu'elle se lève pour aller aux commodités pour glisser un coussin péteur à projections anales sur sa chaise.
3/ Vous vous sentez obligé d'ajouter : "La robe de ce vin est vraiment exquise, de même que son contenu, nous prendrons donc celui-là, merci." et souriez de toutes vos dents.
2/ "Alors Régis, déjà saoul ? Il est con ce Régis !" précède un spécimen grossier de modulation dans les graves, d'une portée surprenante pour un humain.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, recrachez le morceaux de pain que vous rogniez, riez encore, allez à la salle de bain, riez encore un peu, etc...
4/ Vous voyez d'abord une tâche de sang. Ca ne fait aucun doute, c'est un tireur embusqué, et vous roulez sous la table en criant "Tous aux abris !".

Après le repas, vous décidez tous ensemble d'aller au cinéma. Pendant les bandes-annonce, l'une d'entre vous se propose pour aller chercher des confiseries à grignoter :
3/ Vous attendez qu'elle revienne et lui lancez un pourboire en disant : "Garçon, ma boisson n'est pas fraîche, pourriez-vous aller m'en quérir une nouvelle ? Merci.".
4/ Pendant son absence, le noir se fait dans la salle, comme de par hasard. Il va y avoir un attentat dans cette salle, vous en êtes perduadé. Vous attendrez les autres dehors. La séance finie, ils vous retrouvent et vous racontent le film.
2/ Vous attendez sa sortie et tentez de convaincre tout le monde de s'installer à l'autre bout de la salle. Lorsqu'elle revient, le film commence, et elle passera le premier quart d'heure à se faire huer par la foule en vous cherchant. Quand enfin elle vous retrouve, vous dites bien fort : "Alors poupée, tu t'es perdue ? Rah, les femmes et l'orientation...", et couvrez les premiers dialogues du film par votre voix grave suivie de votre rire assourdissant.
1/ A peine est-elle sortie de la salle, vous coincez dans son siège un coussin péteur à écran de fumée total.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, regardez l'air surpris de votre amie, riez encore, allez aux toilettes, riez encore un peu, etc...

Le lendemain après-midi, vous avez une réunion pour le boulot (c'était bien le week-end finalement). Votre collègue et voisin de table se lève pour aller présenter le bilan de son équipe sur la semaine précédente. Malheureusement, il a perdu ses dossiers, impossible de mettre la main dessus :
4/ Ca y est, vous en êtes certain maintenant, une substance toxique envoyée par votre concurrent a envahi votre entreprise, et font perdre la mémoire à vos collègues un par un pour leur voler leurs dossiers. Pour preuve, ce premier cas de disparition inexpliquée ne laisse plus la place au doute.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, êtes licensié et rangez vos affaires, riez encore, allez aux toilettes, riez encore un peu, etc...
3/ Vous souriez et lui demandez : "Mais enfin Charles-Henri, calmez-vous, dites-moi où donc avez-vous perdu ces dossiers et nous irons les chercher ensemble !". Suite à quoi vous mettez votre main devant votre bouche en émettant un léger gloussement de castrat.
1/ Son attention est détournée, vous en profitez donc pour installer un coussin péteur à munitions altérées sur son siège.
2/ Vous vous tournez vers son assistante et dites "Et ben alors, qu'est-ce que vous avez bien pu lui faire pour qu'il en perde ses dossiers ?". Puis, comme à l'accoutumée, vous infligez à votre auditoire un rire bien gras, à la limite de l'attaque du glaire de l'espace.

Le soir même, vous accompagnez votre patron et sa femme à l'opéra. Le chef d'orchestre entre sur scène et la salle se lève pour l'applaudir.
3/ Vous vous penchez vers votre patron et lui murmurez discrètement : "Le chef d'orchestre est de Lourdes, j'attends de cet opéra un vrai miracle !".
2/ Vous donnez un coup de coude à votre patron et lui dites : "Il parle de pingouins ce soir votre opéra ?", et vous riez grivoisement pendant cinq bonnes minutes.
5/ Vous éclatez de rire, devenez tout rouge, continuez de rire, êtes raccompagné à la sortie, riez encore, essayez de rentrer à nouveau pour allez aux toilettes, riez encore un peu, etc...
1/ Vous profitez de cette superbe opportunité pour disposer un coussin péteur à contre ut majeur sur le siège de votre patron.
4/ Vous êtes à la limite de la panique. C'est toujours à ce moment là qu'un tireur embusqué pourrait en profiter pour tirer, la détonation étant couverte par les applaudissements de la salle.


Résultats :

Si vous avez une majorité de réponse 1, vous êtes lourd. Et d'autant plus que vous n'avez qu'un seul gag qui n'a jamais fait rire que vous. D'ailleurs, vous ne pouvez même plus vous amuser, car tout votre entourage a acquis le réflexe de vérifier son siège avant de s'asseoir. Essayez de comprendre qu'il y a une vie après le coussin péteur, et que des personnes vivent très bien sans. Non, même pas avec un tout petit.

Si vous avez une majorité de réponse 2, vous êtes lourd. Vos blagues sont très prévisibles, mais au moins vous en avez plus d'une. Parfois, vous êtes drôle, avec la même réflexion que d'habitude, et vous ne comprenez pas pourquoi. Et parfois, au contraire, votre entourage a honte, avec toujours la même blague ! Prenez des cours de tact, et vous comprendrez qu'en société il faut éviter tout contexte machiste et tout manque de respect. Au delà de ça, vous pouvez être modérément drôle. Bon courage.

Si vous avez une majorité de réponse 3, votre prénom est composé. Mais pas composé comme Anne-Laure ou Jean-Marie. Non, plutôt un truc du genre Edouard-Philippe ou François-Valérie. Vos parents sont propriétaires depuis le seizième siècle, et ne ratent pas une messe. Quand à vous, votre adolescence révolutionnaire s'est faite en fumant un join chez un ami parisien totalement dévergondé. Car, bien sûr, vous vivez à Paris. Bref, vous êtes chiant, et coincé. Allez en province apprendre la vie, et ne revenez pas avant d'avoir écumé la féria de Nîmes, les fêtes de Dax et autres réjouissances du midi. Rien ne vous empêche ensuite de faire le tour des festivals alcooliques du septentrion bien entendu. Ah oui, et arrêtez l'humour. Définitivement. Pour vous c'est déjà trop tard.

Si vous avez une majorité de réponse 4, vous êtes peureux, à la limite de la folie. Restez calme, et faites-vous prescrire des tranquilisants si besoin. Achetez le petit livre du calme ou mémorisez quelques unes de ses phrases par coeur. "Une goutte d'essence de lavande aide à soulager non seulement les douleurs et les courbatures, mais aussi la tension nerveuse." "Suivez l'exemple des enfants, qui vivent pour le simple plaisir de l'instant présent. Avec un peu d'entraînement, vous y parviendrez aussi" Vous voyez, vous vous sentez déjà mieux !

Si vous avez une majorité de réponse 5, vous êtes lourd. Et méchant. Ou alors vous êtes idiot. A moins que vous n'ayez un réel problème de relations sociales et que votre hilarité excessive masque une véritable panique face à votre égal. Sortez plus souvent, voyez des gens, même si ce ne sont pas vos amis, et vous verrez que vous vous sentirez plus à l'aise et n'aurez plus ce malheureux réflexe d'hilarité qui vous plombe aux yeux des autres. Vous avez vous aussi le droit d'utiliser le petit livre du calme, mais n'en abusez pas ou vous pourriez finir affalé dans un canapé pour le restant de vos jours.

Si vous avez faim, mangez. Si vous n'avez pas à manger, achetez-en. Si vous n'avez pas d'argent travaillez. Si vous n'avez pas d'adresse vous êtes mal barré. Mais comment diable avez-vous pu avoir accès à internet ?

Si vous ronflez la nuit vous n'avez pas de bol. Mais ce n'est rien comparé à votre femme.

Si vous avez un chien merci de le laisser dehors, même si c'est un caniche ou un chihuahua habillé en princesse. Les chiens ne sont pas admis ici. Vous aimeriez que je vienne chez vous avec une espèce de coussin complètement trempé récupéré dans une décharge ? Et bien pour moi c'est du pareil au même. Et non il n'est pas mignon, c'est vous qui êtes idiote. Si vous êtes un homme honte sur vous et votre famille pour quatre générations.

Si vous croyez que c'est facile d'écrire un article par jour faites un blog. Après on en reparlera.
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