C'est le plus beau jour de ma vie !
Je crois que j'ai atteint le paroxysme du bonheur aujourd'hui. Laisse-moi t'expliquer. J'étais dans une galerie marchande, et je me promenais en regardant les devantures. L'espace d'un instant, dans le reflet d'un miroir posé là pour exacerber la richesse des ornements, j'ai vu un ange. Fine, grande, un sourire naturel irradiant de bienfaits accroché à son visage, je ne parvins pas à la retrouver en me retournant. Mais en repassant dans le miroir, elle était là de nouveau. Et elle me regardait, pleine d'innocence et de légèreté. Alors je me suis assis sur un banc proche du miroir, et j'ai guetté. En face de moi, il y avait un magasin de frippes féminines. De ce genre qu'on cache pour ne révéler qu'aux très intimes. Et là, dans un rayon, elle se tenait. Avec elle, une autre créature céleste, dont la sagesse se lisait dans les sillons que sa peau commençait à arborer. Il est probable que l'une fut l'aînée de l'autre, et le charme conjugué de ces deux êtres me captiva pendant de longues minutes, ou peut-être des heures, je ne sais pas.

Le spectacle était tellement beau que je ne voulais rien rater.
Bon, j'ai peut-être manqué de discrétion, je dois l'avouer. Oh je ne le regrette pas le moins monde, non, mais ne sois pas si pressé, je vais t'expliquer tu le sais bien. J'étais donc resté là, sur ce banc inconfortable, à admirer deux chefs d'oeuvre de la nature, avec tout ce qu'elle sait offrir de majesté et de splendeur. La plus jeune de ces merveilles plongea son regard dans le mien, et je me sentis d'abord gêné. Puis, elle glissa un mot à sa parente et se mit à rire. J'ai peut-être rougi, je ne sais pas trop, mais je me sentais un peu mal et ne jetais plus que quelques discrets coups d'oeil à leur discrétion. Les deux fées avaient les mains garnies de sous-vêtements, et se dirigèrent vers les cabines d'essayages. La plus mûre poussa une porte, entra à moitié dans le compartiment, et se tourna vers moi. Puis, d'un regard et d'un doigt s'agittant en l'air, elle m'invita à la rejoindre.

J'étais captif, je ne pouvais plus rien faire.
J'hésitais un peu, avant de me décider enfin à approcher, sans parvenir à détourner le regard de la profondeur dans laquelle il s'était dilué. Puisque j'étais bien la personne visée par tant d'égards, je suivais la dame à l'intérieur de la petite loge, et celle qui semblait être sa fille nous rejoignit avant de fermer à clé la porte derrière elle. L'aînée m'assit sur le siège, et se tourna vers l'apprentie. Je n'en croyais pas mes yeux. Elle avait entrepris de lui expliquer comment faire perdre toute raison, et même tout souvenir de raison, à un homme. Et j'étais le cobaye choisi pour subir les démonstrations. Elle ouvrit alors son chemisier et se pencha vers moi. Elle continuait ses explication sur un ton lourd de sous-entendus, et j'avais toujours plus de mal à garder les pieds sur terre. Elle fit tomber son chemisier, ainsi qu'un mince filet de linge qu'elle était allée chercher sous sa jupe, et le déposa sur mon visage. J'avais son odeur au plus proche de moi, et je ne pouvais m'empêcher de fermer les yeux quelques instants.

Je n'osais même plus tenter d'imaginer ce que le destin me réservait ensuite.
La fille, que la maîtresse avait invitée à entrer dans le jeu, tenta de reproduire quelques mouvement qu'elle venait d'apprendre, en y ajoutant quelques uns de sa composition, que son impatience l'avait forcée à accomplir. Dès lors, la mère prit soin de moi, me préparant à ce qu'elle me réservait ensuite. Quand elle m'estima prêt, elle empoigna la jambe de sa fille et la fit passer autour de mon cou pour que je puisse enfin participer et donner à mon tour du plaisir. La fille se cambra à un point que je n'aurais pas anticipé, s'offrant totalement. Pour ne pas être en reste, la dame d'âge mûr entreprit de faire naître mon impatience par quelques caresses prodiguée avec maîtrise par une langue experte. Ne pouvant pas bouger, je ne pouvais que subir les sublimes sévices qu'elle m'infligea. Enfin, elle se redressa et repoussa la cadette pour passer avec elle à la leçon suivante.

J'avais beau me concentrer, je n'étais pas en état de comprendre ce qu'elles fomentaient.
Mais il ne me fallut pas attendre longtemps avant que l'aînée ne passe une jambe de chaque côté de mon corps, et, me tournant le dos, ne fasse une démonstration toute en finesse à son élève de la bonne méthode pour recevoir comme il se doit les hommages d'un homme ainsi préparé. Se penchant en avant, elle poursuivit ses explications, entrecoupées de quelques gémissement qu'elle ne parvenait pas à réprimer. Je la soupçonne d'en avoir profité elle aussi, car je la vis sombrer et se rattraper aux bras de sa fille, qui la soutint alors. Puis, elle se redressa, se retira, se retourna, et me réaffirma son adresse en la matière, passant avec une souplesse surprenante d'une position à une autre. Chacun de ses mouvements était une véritable bénédiction, et je ne tentai même pas d'ajouter mon grain de sel à la partie qu'elle avait de toutes façons déjà gagnée. Malgré tout, je ne pus réprimer le besoin d'empoigner chacune des chairs rebondies de sa croupe aussitôt que sa position le permit. Je crois qu'elle me réprimanda pour ça, mais je n'écoutais pas.

Je pensais que rien ne serais jamais aussi bon, mais j'avais tort.
La muse se calma, et se releva lentement, comme pour ajouter à ma détresse en pareille situation. Elle me força à rester assis où j'étais, et invita sa suivante à confirmer son instruction en se déposant à son tour sur mes jambes. Ce qu'elle fit avec une délicatesse et une timidité qui confinait au paradis. Ses doux rideaux de plaisir offraient plus de résistance à mon entrée et quand soudainement je fus introduit au plus profond de ses chairs, je sentis que je ne ferais pas le poids très longtemps. Les amples mouvements qui suivirent poursuivirent l'oeuvre destructrice de ce divin démon qui s'affairait sur moi. Et quand elle se retourna pour me faire face et reprendre sa tâche avec ardeur, je la vis me sourire et m'embrasser. Quelques instants plus tard, alors qu'elle avait peut-être senti que j'allais déclarer forfait, elle entra en extase à son tour et poussa quelques petits gémissement. Au dernier moment, elle se mordit la lèvre, imprimant à jamais en moi cette dernière image avant que je ne perde totalement conscience.

Je ne t'avais pas menti, tu me connais, c'était le plus beau jour de ma vie !
Quel dommage qu'à mon réveil je ne devais me retrouver seul, nu comme un ver, abandonné dans une cabine entrouverte. Je passais tant bien que mal mes vêtements et ramassais la barette que la jeune femme avait faite tomber lorsqu'elle avait passé ses mains dans ses cheveux, se délectant de notre plaisir commun. Puis, je sortis du compartiment et tentai de me faire discret pour repartir du magasin. Les deux vendeuses discutaient avec un vigile, et les lumières de la galerie étaient déjà éteintes. La sensation d'être en trop ne fut pas suffisamment désagréable pour me gâcher la journée, mais elle me courrouça un peu. Sur le chemin du retour, je me suis rendu compte que j'avais également la fine petite culotte de la plus mûre des deux femmes qui m'avaient séquestré, et, le chiffonant dans ma main, je le portai plusieurs fois à mon visage pour en respirer les effluves et repartir un peu d'où j'étais si difficilement revenu.

J'ai de la chance, il m'arrive toujours des aventures passionnantes, dans tous les sens du terme.
Regarde, cette fois-ci, comme j'ai deux souvenirs, je vais les mettre dans les boîtes jumelles, celles que tu occupais avec l'autre là, qui allait si mal avec toi. Quelle idée de mettre une vulgaire plante grasse à côté de toi, au même niveau, comme si elle te valait et que vous étiez destinées l'une à l'autre ! Mais oui, je t'aime, tu le sais très bien. Ca te dirait que je te fasse un thé ? Mais oui, tu sais bien que j'attendrai qu'il ait bien refroidi. Tu crois que je veux te tuer ou quoi ? Je ne te ferais jamais de mal, c'est sûr.


Le lendemain matin, à l'ouverture de la galerie marchande de Merceda 2, on découvrit qu'un drame avait eut lieu. A l'entrée d'une des boutiques de sous-vêtements féminins gisait le corps sans vie d'un vigile. On détermina un périmètre autour de lui en attendant que la police arrive. Les enquêteurs découvrirent deux autres corps derrière le comptoir de la caisse, visiblement la responsable du magasin et une de ses employés, ainsi que deux autres corps entassés dans une cabine d'essayage dans le fond. Etant donné la position de chacune des victimes, ainsi que la nature de leur travail et la raison de leur présence ici, il fut admis sans conteste que les pauvres femmes s'étaient entretuées à mort pour une sombre histoire de chiffons, vous savez comment sont les femmes. Le vigile, qui avait tenté de les séparer, n'avait pas survécu lui non plus. Ce fut la seule explication qu'on put fournir, étant donné que les cassettes de la vidéosurveillance s'étaient absentées. De nombreux ADN inconnus furent découverts sur les lieux, et on abandonna rapidement toute recherche. Il n'y eut que Trudy et son maître pour reparler des évènements, longtemps après, évoquant avec de nombreuses palpitations le bonheur que le sort leur réservait toujours. Et la petite plante ne se lassa jamais des exploits de son maître, voyant à quel point celui-ci aimait se les remémorer pour lui conter...
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