Chers putain de lecteurs,


Vous êtes de plus en plus nombreux à m'emmerder à propos de la vulgarité supposée de mes articles. Pourtant, la bite qui me sert de mascotte aurait pu vous mettre sur la voie dès le départ. Mais non, vous avez craqué votre slip et vous êtes lancés dans la lecture d'un de ces textes à la con, et voilà. Maintenant, vous êtes choqués, la bouche grande ouverte, plus encore que la chatte d'une vieille pute. Mais je vais vous dire une chose : c'est bien fait pour vous ! Bordel, vous ne faites jamais gaffe où vous mettez les pieds ou quoi ? Alors arrêtez de vous plaindre, j'en ai vraiment rien à branler. Je sais que je ne devrais pas, surtout qu'à force je risque de me faire enculer, mais que voulez-vous, notre langue est tellement riche que j'aime la fleurir de quelques bonnes saloperies. Et puis, chier dans la colle, c'est vrai, c'est foutrement con, même si ça fait du bien, mais dans les bégonias, ça fertilise, si, si. Les plantes aiment la merde, pourquoi pas vous ?

Oui, je sais bien, il faudrait que je parte en cure de désintoxication, ça me ferait du bien. Mais ça fait chier quand même, il manquerait plus que je restreigne mon vocabulaire déjà peu étendu. Car oui, il s'agit bien d'une restriction, les mots de substitution qu'on nous force à bouffer dans ces putain d'instituts, je les connais déjà. Vous voulez voir ? Que diantre ! Auriez-vous l'obligeance, Madame, de manifester envers moi une amabilité suffisante pour vous permettre d'écarter ces jupons, afin que je puisse considérer et honorer votre subtile affleurement mytilicole ? Je l'admets, c'est plus classe que soulève ta jupe, coquine, que je te prenne la moule. Seulement personne comprend. J'en sais quelque chose, j'ai testé. Si c'est pour passer une demi-heure à s'expliquer qu'on veut juste tirer un coup, franchement, c'est pas la peine. Et c'est pour tout pareil. Bon, là j'ai choisi un exemple imagé, pour que tout le monde comprenne et que personne ne se déconcentre, con comme vous êtes. Mais c'est le même cinéma débile pour demander le sel à table. Un enfer, à part pour les sodomites peut-être.

Tiens, ça me fait penser que malgré ma grande vulgarité, je n'utilise que très peu de mots "discriminatoires". Bon, j'appelle un nain un nain, de même qu'un handicapé*, mental ou pas, un aveugle, un sourd, un pédé ou un con. Mais la plupart du temps, à part deux ou trois intégristes qui cassent les couilles au reste du monde, ces gens là veulent qu'on les appelle comme ça, puisque c'est ce qu'ils sont. Sauf peut-être pour les cons, mais bon, ils sont cons eux aussi, ça s'explique. Tenez, prenez par exemple les pédés. Non mais mentalement. Tout de suite, vous, vous pensez enfilade. Pas croyable ça. Bon, vous l'avez, là, le pédé. Et bien si vous allez lire l'article de Brave Patrie sur l'affaire Siné-Val-Sarkozy, vous verrez que je n'invente rien. Dès le titre, vous êtes fixé : "Affaire Sivalkozy : le lobby pédé s'estime exclu des ébats". Non seulement ça se revendique pédé, mais en plus, ça a de l'humour. Alors franchement, à choisir entre la compagnie d'un espèce de gros connard, macho et bien lourd, qui n'a que le mot salope à la bouche, et que ça fait rire, ou d'un pédé à l'humour raffiné, et qui n'a pas forcément que le cigare à la bouche, vous préférez quoi ? Je crois que c'est clair. Y'en a un qui m'emmerde et que j'éviterais comme l'inflammation d'une hémorroïde au trou de balle tandis que je raffole de l'autre comme, ben tiens, d'un orgasme un jour de pluie. Merde, voilà que je tape dans la poésie moi maintenant, faut que je me calme. Allez, doucement, respire. Mais bon, vous voyez le truc. C'est pas parce qu'on appelle un chat un chat qu'on va le foutre dans un sac pour aller le noyer dans la rivière, faut arrêter d'être stupide au bout d'un moment.

C'est comme si je dis, attendez, je me rappelle plus du terme. Ah, voilà, youpin. On me dira que je suis raciste. Pourtant, moi, ce qui m'amuse, dans ce mot, c'est pas tant ce qu'il signifie ni comment il l'exprime, c'est surtout qu'au féminin, ça fait youpine, et que là, je me poile. Un mot valise de youpi et de pine, il m'en faut pas plus, à moi, pour péter de rire. Youtre est bien moins drôle par contre, donc je ne l'utiliserait pas. Sauf si on veut ajouter quelque chose et qu'on dit "En youtre" à la limite, mais c'est pas non plus franchement bandant quand même. Sinon on a quoi d'autre après... à part niak ou niakoué, à peine péjoratif, et qui ne peut vraiment devenir insultant qu'en lui ajoutant des adjectifs désobligeants, pas grand chose. C'est comme arabe finalement, ou chintoque, boch, amerloque, gitan, et encore. En fait, je ne connais pas tant d'injures racistes, à part pour les juifs, mais forcément, on arrête pas d'en parler à la télé. D'ailleurs, c'est vraiment idiot : pour éviter que les gens utilisent des injures racistes, on les leur apprend. Tu vois, ce mot là, mais si, celui-là, voilà, non attends, tu le prononces mal, voilà, comme ça, et bien ça, il faut plus jamais que tu le dises, c'est très vilain. Comment on peut être con à ce point ? Le premier truc qu'il fait, le type, c'est de le resortir, son nouveau mot. Alors voilà, les juifs doivent plus revendiquer l'interdiction d'utiliser des injures envers eux, ou alors on les entend plus que les autres, mais le fait est que je ne connais que celles qui les concernent. Ah ben bravo ! Je vous félicite pas. Toutes mes sollicitations.

Bref, pour en revenir à notre sujet, donc, la vulgarité de mes articles, je vous prierais de remarquer qu'au final, je n'ai pas tant de vocabulaire que ça dans ce domaine. En plus, les opportunités manquent. Allez placer "sac à foutre" ou "démouler un cake" dans un texte, et vous verrez que ce n'est pas si évident. Du coup, les insultes et autres mots grossiers sont vraiment anecdotiques par ici. Et je ne vais quand même pas faire un second blog, censuré ! Alors il vous faudra me supporter comme ça. Au pire, bouchez-vous les oreilles, il parait que ça permet d'éviter la vulgarité.

Bon, je dois vous laisser là, il faut que j'aille démouler un cake.


Innocemment,
Stabbquadd.


PS : Innocemment signifie bien que je ne suis pas marié, bravo !


* Attention, quand je dis un handicapé, je dis bien un handicapé, et pas un nandicapé, comme vous l'avez lu dans votre tête. Si si, je le sais, ne faites pas celui qui ne sait pas de quoi je parle. Comment je le sais ne vous regarde pas, je le sais, c'est tout. Tenez, c'est comme un haricot. C'est pas comme un abricot ou un âne qui serait riche en pesetas**. Et bien là, c'est pareil. Vous suivez ? Bravo.

** Un âne riche en pesetas se dit couramment un âne rico. Oui je précise parce qu'à voir votre tête, ça n'avait pas l'air évident. Quoi comment je sais la tête que vous faites. Ca ne vous regarde pas. En attendant, vous le saurez, un âne riche en pesetas est un âne rico. Et oui, si votre petit bout est riche en pesetas, ça sera donc un bourricot. Je sais, tout ça pour ça, la blague est nulle en plus. Mais là sur le coup, j'ai vraiment rien trouvé d'autre.
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