Haa, l'Afrique, berceau de l'humanité, et, à ce titre, berceau de la connerie. Vous pourrez m'objecter que la connerie devait certainement exister bien avant l'espèce humaine. Et dans les faits, ce n'est pas faux. De nombreux animaux nous semblent cons, chaque jour. Mais encore faut-il définir de quoi on parle. Pour qu'il y ait connerie, il faut qu'il y ait conscience, pas dans le sens de responsabilité, mais dans celui de choix volontaire. Or, les animaux ne se rendent pas compte qu'ils existent. C'est triste, mais c'est comme ça, ils ne fonctionnent qu'à l'instinct. Donc, ils ne font pas de choix, ils se laissent guider, vulgairement, par des automatismes. Et l'innovation de l'humanité, au final, ce n'est pas tant l'intelligence que la conscience de faire quelque chose d'idiot, mais de le faire quand même. Et sans Afrique, pas d'humanité, et donc, pas de connerie. Voilà déjà une bonne raison de ne pas aimer l'Afrique.

Mais maintenant que les choses sont claires, voyons ce que nous pouvons attribuer d'autre à ce grand continent. Déjà, n'importe quel visiteur foulant le sol africain se rendra compte de deux choses. Tout d'abord, il fait chaud, et peu de plantes s'aventurent dans le coin. Mais en plus, les gens sont bizarres. Ils ne sont pas blanc, comme tout le monde, et certains sont même d'une noirceur stupéfiante, de vrais petits bouts de ténèbre. Ce qui prouve par ailleur leur origine malsaine et leurs liens avec le démon. On serait tenté de se demander à quoi bon se parer de couleurs aussi tristes qu'on oublierait une chose importante. Comment pourrions-nous être de bon racistes colonisateurs si ces individus modèle nuit n'existaient pas ? Comptons ensemble tous les individus qu'on peut détester pour leur couleur ou leurs coutumes. Noirs, juifs, arabes, asiatiques, et ensuite... indien, éventuellement, mais entre ceux de l'inde et ceux d'amérique, on ne va pas s'y retrouver. Restons-en donc aux fondamentaux si vous le voulez bien. Merci. Parmi nos quatre grands groupes détestables, nous en avons déjà deux qui viennent d'Afrique. La moitié, excusez du peu ! Et un troisième en vient pratiquement. Disons qu'il habite sur un petit bout de terre accroché au continent. L'Afrique nous offre donc, en plus de nous avoir donné la vie, de multiples raisons de la détester. Non mais franchement, c'est quoi, ces coloris tout vilains, hein ?

Mais quand on étudie l'Afrique un peu plus, on se rend compte de quelque chose d'encore plus étrange. Là-bas, les gens sont pratiquement tous pauvres, à part deux ou trois despotes encanaillés à la mode occidentale. Pourtant, l'Afrique a inventé le pétrole, qu'elle a à foison, le cacao, les pierres précieuses, que de denrées luxueuses à disposition d'une population extrèmement pauvre. Mais alors où est le problème ? Pourquoi chacun ne ramasse-t-il pas de quoi se payer à manger pour l'année, puisqu'il suffit de se baisser ? La réponse sonne telle une évidence : ces gens là ne savent pas. Ils ont tellement de richesses que pour eux ça ne vaut rien ! Un bout de pain, ça oui, ça a de la valeur, chez eux, mais un diamant, franchement, à quoi ça sert ? Et il faut bien avouer que même chez nous, à part à souligner la laideur d'une grosse dondon au mari fortuné, ça ne sert pas à grand chose, un diamant, en définitive. Mais quand on ne sait pas ce que certains sont prêts à payer pour ce petit caillou, hein, on ne peut pas le deviner, ça parait tellement absurde !
Et puis de toutes façons, le travail, en Afrique, ça n'est pas comme chez nous. Pendant des siècles, les Africains ont travaillé gratuitement, un peu comme les jeunes d'aujourd'hui. Certains allaient même jusqu'à déménager, suivant leur patron, autrefois appelé maître, sur un autre continent. Dans ces conditions, il est normal que le réflexe d'échanger des richesses contre de la nourriture ne leur vienne pas à l'esprit, puisqu'ils n'ont jamais osé demander de véritables salaires !

L'Afrique est donc, pour d'insignifiants petits égoïstes comme nous, parfaitement méprisable. Rien que le nom, déjà, pue la mendicité au point de préférer rester chez soi plutôt que d'y être invité. L'Afrique. A-fric, le continent où on a pas de fric, ça me semble pourtant assez clair.

Non, franchement, restez chez vous, l'Afrique, ça craint.
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