Les enfants arrêtent de jouer. Comme programmés, ils savent qu'il est l'heure de rentrer. Il ne faudrait pas qu'ils ratent le début de leur émission favorite. Vite, vite, à peine rentré, on vérifie que rien n'a commencé, avant d'aller au pas de course se laver les mains.

Ils sont vingt quatre, ils vivent dans l'abondance et la pleine liberté, ils donnent le meilleur pour vous satisfaire, mais ce soir, l'un d'entre eux devra céder sa place à un nouveau candidat. Le choix est entre vos mains, vous seul avez le pouvoir de tout contrôler. Sans plus tarder, retrouvons le résumé de la journée dans l'Orgy Academy !

Ca va commencer, il faut se dépêcher ! Pas le temps de se sécher les mains, tant pis. Et partout dans le monde, des enfants se ruent devant la télévision pour apercevoir la fin du générique, fondant autour du logo de l'émission.

Ce matin, les filles avaient organisé une matinée fitness. Une gymnastique bien au goût des garçons, qui participèrent finalement à leur manière à l'effort collectif. Il faut dire que pour l'occasion les filles avaient revêtu leurs justaucorps les plus moulants et se forçaient à les tordre de superbe manière. Qui aurait pu résister ? Rétrospective en images.

La caméra montre un plan général de la salle de sport. Il y a bien une dizaine de filles, en tenues plus ou moins courtes, occupées dans des mouvements sans doute plus prescrits par le Kama-Sutra que par n'importe quel coatch sportif. Certaines en profitent pour montrer leur souplesse à des hommes qui affluent de plus en plus par le fond de la salle. Mais ces dames demeurent imperturbables, ou tentent-elles de le faire croire. La caméra change de vue afin de faire profiter au public du point de vue masculin. Un panorama de culs en l'air d'offre à eux, alors que les gymnastes, couchées sur le dos, ramènent leurs genoux à leurs oreilles. La tension se fait déjà palpable chez les garçons, et un nouveau point de vue en permet le constat le plus direct. La ceinture se fait étroite, les caleçons également. Puis, la chaîne montagneuse formée par les postérieurs réapparait, avant que ceux-ci ne fuient bientôt vers l'avant. Les femmes se redressent, et, se sachant observées, portent le coup de grâce : l'étirement du chat. A quatre pattes, les fesse en l'air, la poitrine au sol, le tout remuant, et c'est la ruée. Les hommes ayant fait les choses bien, pour une fois, chacun a choisi sa cible et s'est mis d'accord avec les autres, de manière à ce que tout le monde y gagne sans que personne n'ait à se battre. Mais étrangement, le plan s'arrête net là où les choses allaient devenir intéressantes.

Une séance qui se poursuivit trop longuement pour que nous puissions vous en donner plus d'images dans notre revue quotidienne, mais que vous pourrez retrouver, ainsi que tous les meilleurs moments de cette semaine, dans l'Orgy Shop de votre abonnement télévisuel.
Au déjeuner, comme prévu, ce fut rôti de Géraldine et macédoine de légumes, le tout accompagné de salade et de multiples condiments. L'idéal pour un pique-nique, que nos participants organisèrent au fond du jardin, dans le petit bois. Le rôti disparut à une vitesse folle à faire regretter de ne pas avoir éliminé plus de monde la veille. Félicitons le cuisinier à l'origine de ce régal.
L'après-midi fut bien plus calme, bronzage et farniente pour la plupart de nos pensionnaires, tandis que d'autres profitaient du petit bois pour réviser leurs leçons de gymnastique. Des cours rapidement troublés par le lancement du jeu digestif. Tout de suite quelques images.

La caméra se lève sur une rangée de chaises longues occupées par des candidats somnolents que vient immédiatement troubler une voix au sérieux imperturbable. Celle-ci annonce la règle : "C'est une purge qu'il vous faudrait, pour éviter le couperet." Comme à chaque fois, la perplexité des premiers instants laisse place à la panique des compétiteurs pressés d'être les premiers à mettre en place leur propre idée, qu'ils sont pourtant souvent les seuls à avoir. Un montage nous laisse entendre que les toilettes furent une pièce particulièrement prisée aujourd'hui. Des bouteilles d'eau se vident par dizaines, ainsi que de nombreuses parties anatomiques qu'on préfèrerait ne pas voir se vider. Parallèlement, quelques candidats restés dans le petit bois tentent des techniques alternatives. Comme manger de l'herbe par exemple, rapport à la purge. Enfin, d'autres envisagent de vider leur compte joueur qui, parfois bien fourni, pourrait les assimiler à la bourgeoisie qu'on décapita à la révolution, bien que pour beaucoup d'entre eux, cette notion ne fut qu'un vague concept sans réalité aucune. Et c'est alors qu'une page de publicité intervient.

Ils sont vingt quatre, ils vivent dans l'abondance et la pleine liberté, ils donnent le meilleur pour vous satisfaire, mais ce soir, l'un d'entre eux devra céder sa place à un nouveau candidat. Le choix est entre vos mains, vous seul avez le pouvoir de tout contrôler. Et tout de suite, retrouvons les candidats réunis dans la salle commune pour connaître le résultat du jeu.

Tout le monde est présent, attendant un verdict pouvant frapper n'importe qui. N'importe quel observateur averti aurait utilisé un terme tel qu'arbitraire, partial ou intéressé. Mais à pareille époque, il n'existe plus guère de ces gens cultivés. La plupart se cachent, ou simulent la normalité, et de toutes façons, il est impossible de protester. Alors, la caméra en profite, et offre à son public un plan serré des fesses de Caroline, en petit short court et large, et laissant entrevoir une bonne partie de son intimité. Avant de laisser de côté les frivolités pour laisser la vedette à la voix.

Bénédicte, nos amis téléspectateurs ont choisi de t'offrir l'opportunité de quitter cette demeure. Tu devras te présenter dans dix minutes devant une des portes de sortie.

La caméra zoome sur le visage d'une Bénédicte décomposée. Elle toujours si discrète a pourtant été repérée. Peut-être par élimination, n'étant pas naturellement douée pour la chose et passant moins souvent à l'image. Mais elle était bien ici. Et par dessus tout, Bénédicte n'est pas sportive. Mais vraiment pas. Alors, elle utilise ses dix minutes pour faire le bon choix dans les issues proposées. Si on considère que les épreuves sont en rapport avec la porte choisie, la moins sportive d'entre elle serait probablement la chambre. Sauf que ce serait trop facile. Il y a sans doute un piège derrière un raisonnement si simple. Quoi d'autre alors ? La cuisine ? Trop dangereux. La salle de jeu ? Non, ça risque d'être trop intellectuel. Le placard ? Pourquoi pas. Oui, voilà, le placard ! Et, ses dix minutes échues, Bénédicte passe la porte du placard. Et déboule dans un autre placard. Aussi petit. La porte s'est refermée derrière elle, alors Bénédicte cherche l'interrupteur. Il n'y en a pas. L'obscurité est totale, mais l'équipement infrarouge nous permet de suivre l'événement sans problème. En tâtonnant, Bénédicte a trouvé une poignée. Une poignée de porte, qu'elle peut faire jouer, mais qui ne suffit pas pour s'échapper. Il faut une clé pour sortir, une clé dont la position apparaît évidente au spectateur assis dans son fauteuil et disposant d'une vision infrarouge. Celle-ci est tout simplement encastrée dans le mur, il suffit de gratter pour la faire sortir. Mais Bénédicte, elle, ne la voit pas. Et en passant ses mains, elle ne sent rien. Elle ne fait pas assez attention. Et l'air commence déjà à manquer. Une jauge est apparue à l'écran, et exprime la quantité d'oxygène disponible par rapport à la normale. Mais Bénédicte panique, et celle-ci chute dangereusement. Elle frappe la porte, le mur, mais qu'espère-t-elle exactement ? En tous cas, rien ne vient, et bientôt, Bénédicte s'éteint.

Quel dommage ! Bénédicte n'a pas compris la règle et s'en est allée sans même avoir tenté sa chance. Une perte décevante, pour une candidate à la mesure de sa discrétion. Que l'on pourra déguster à la vapeur dès demain midi. Une cuisson à l'étouffée devrait lui convenir à merveille. Mais cessons de faire grand cas de cette fin tragique, et pensons à célébrer l'arrivée d'une nouvelle candidate, Felicia, qui nous vient directement des Balkans. Messieurs, sachez vous tenir le temps pour cette merveille de s'accoutumer à son nouvel environnement.

Une femme au jambes infinies pénètre dans la salle. Elle porte des talons qui jouent sans doute en sa faveur, et arbore des vêtements chics et sexys, que les hommes et les femmes admirent tous avec grand intérêt. A moins que certains ne se préoccupent plus du contenu, ce qui serait parfaitement compréhensible. Le spectateur espère un plan rapproché, mais l'image devient sombre et, bientôt, il n'en reste plus que le logo de l'émission.
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