Bonjour. Dans la leçon d'aujourd'hui, nous allons aborder, enfin, un début de conversation très basique. Il fallait bien y venir un jour ou l'autre de toutes façons. Nous y voilà. Nous allons demander à quelqu'un comment il va, et apprendre à discuter brièvement de nos envies. Je sais, nous avons déjà vu comment demander à quelqu'un s'il va bien avec "How are you ?". Seulement cette question est très technique, il peut très bien s'agir d'un médecin qui demande à son patient s'il se sent bien, ou d'un ami qui vous demande si ça va mieux depuis la dernière fois où vous n'alliez pas très bien. Bref, "How are you ?" implique une réponse sensée, informative sur notre état de santé. Mais lorsque vous rencontrez quelqu'un que vous êtes content de voir, par hasard, et que vous voulez appuyer ce plaisir avant de passer à la santé, la famille, etc..., une autre expression est alors utilisée. Et nous allons l'apprendre juste après ce premier mot.


FAIRE :
Ce verbe, même en français, est un peu fourre-tout. Mais globalement, il désigne une action effectuée par un être vivant ou, plus rarement, un fait, dont la racine est similaire. L'anglais ne s'étant pas non plus décalqué la calebasse pour concevoir la grammaire de sa langue, l'équivalent du verbe faire s'emploie de la même manière, pour un peu tout ce qui est fait ou faisable. La seule différence, c'est qu'il est également utilisé comme auxilliaire. Le mot utilisé est des plus simple. Depuis que le premier anglais avait atteint la puberté, il avait remarqué que, quoi qu'il fasse, du verbe faire, c'est important, le moindre effort physique lui provoquait la transpiration, dont l'odeur n'était pas toujours des meilleures. Alors, il savait qu'avant chaque activité physique, pour la faire en toute sérénité, il devait mettre du déodorant. Du déo, comme on dit. De là, il associa tout simplement le verbe faire au mot déo, pour ne pas oublier, et quand enfin il créa sa langue, l'anglais, il choisit naturellement les lettres D et O, DO, pour remplacer le verbe faire. Et voilà, faire se dit alors "to do", et ses conjugaisons sont "do" au présent, et "did" au passé. "Did", à cause de "Dis, tu as fait ce que j'avais demandé ?". Vous voyez, c'est simple ! Le côté auxilliaire de ce verbe le fait parfois apparaître plusieurs fois dans la même phrase, comme le verbe avoir en français, par exemple "As-tu eu ce que tu voulais ?". Ainsi, pour dire "Comment fais-tu ?" en anglais, on dira "How do you do ?", un peu comme si on disait "Comment fais-tu pour faire ?", rapport à l'auxilliaire. Mais j'arrête là avec ce verbe qui nous a déjà pris assez de temps.
Attention : la prononciation du "o" est anglais, et correspond à notre "ou". Dites donc "dou", comme doux, et non "do", comme le dos. C'est tout.

Voilà, nous avons maintenant les outils nécessaire pour exprimer à quelqu'un que l'on croise qu'on est content de le voir, ou à un autre qu'on vient de rencontrer qu'on est enchanté de faire sa connaissance. Il s'agit de la même phrase dans les deux cas, une phrase absurde que nous venons de voir, "How do you do ?". Cela peut donc vouloir dire "Comment fais-tu ?", mais également le "Ca va ?" qui n'appelle qu'un autre "Ca va ?" sans plus de précisions, ou le "Enchanté de vous rencontrer !". Oui, parce que sinon ça devenait trop compliqué, toutes ces formules de politesses, alors l'anglais a tout mis ensemble, hop, en pack, voilà. Donc, si vous n'êtes pas en train de faire quelque chose de spécial et qu'un ami anglais, pour peu que vous ayez réussi à vous en faire, arrive en vous disant "How do you do ?", contentez-vous de répéter sa question. Dans le cas contraire, vous avez de grandes chances de ne même pas être compris. Bien, maintenant, demandons à cette personne ce qu'elle veut.

VOULOIR :
Le verbe vouloir est un verbe transitif direct. Ne paniquez pas. Celà signifie simplement qu'il nécessite l'ajout d'un complément d'objet direct, à savoir la réponse à la question "Quoi ?". Je veux. "Quoi ?". Un gâteau. Je veux tout seul n'a pas de sens, hors contexte. L'anglais l'a bien compris lui aussi. Ainsi, les premiers temps, le verbe vouloir se dit comme le mot "quoi", what. Mais ce n'était pas très beau. "I what you !", "What do you what ?", c'était d'une indélicatesse phonétique à toute épreuve. Et ce n'est qu'à l'occasion d'une faute d'orthographe que les choses changèrent. Les premiers disciples du premier anglais, ceux qui allaient l'aider à construire une île au large des côtes normandes, suivirent les leçons de langue dispensées par celui-ci. Et arrivé au mot what dans le sens de vouloir, certains l'écrivirent waht. En effet, lorsqu'on prononce le mot, on aurait plutôt tendance à entendre le "h" après le "a". Mais ils l'écrivirent si mal que le correcteur, notre inventeur, lut "want". Un "want" qu'il lu naturellement en français, car lui même n'était pas encore très calé dans sa nouvelle langue. Et ça fit sons petit effet, si bien qu'il choisit de le garder, et donna une bonne note au cancre à l'origine de cette trouvaille orthographique. Désormais, vouloir se dit "to want", et se conjugue en "want". Ah ben oui, forcément, l'anglais étant un piètre conjugueur, il n'allait pas mettre de conjugaison dans sa propre langue.
Attention : il n'y a pas de piège, "want" se prononce comme en français, parce que ça sonne bien.

"What do you want ?", demanderez-vous à votre ami anglais venu vous voir. Que veux-tu ? Ou que voulez-vous, puisqu'il n'y a ni tu ni vous en anglais moderne. Notez l'auxilliaire, qui donnerait littérallement "Quoi faire tu veux ?". Mais même comme ça on comprend. Passons maintenant à la réponse que votre ami a 95% de chances de vous répondre, surtout s'il est anglais.

BOIRE :
Parce que oui, l'anglais boit beaucoup. Normal, avec tout ce qu'il tombe chez lui, il faut bien écoper un peu. Alors alors écopons, et dans des verres à pied s'il vous plait. L'anglais a fait au plus simple pour ce verbe. Boire, verre, alcool, fête, trinquer. Et voilà, boire, c'est trinquer. Et donc, "to drink" en anglais. Ce n'est pas la première fois que l'anglais remplace un "t" par un "d" et inversement. Ne nous étonnons donc pas, ce n'est qu'une simple tentative de camouflage. Boire, "to drink", qui se conjugue... "drink". Puisqu'on était bien parti, on ne va pas se compliquer la vie, n'est-ce pas. Au passage, je vous signale un participe passé qui peut vous être utile, "drunk". Quand vous dites "Je suis bu" en anglais, ça veut dire que vous être bourré. On imagine facilement l'état dans lequel l'expression a été inventée. "Je suis trop bu", tu m'étonnes. Bref, "I am drunk", donc, signifie que vous êtes bourré.
Attention : drink ne se prononce pas comme trinque, ce serait trop simple, et pas assez anglais. Comme d'hab, le "r" est anglais, et le "i" et le "n" se prononcent séparément. Dites donc dwinnk, à peu près, ça devrait suffire. De toutes façons, vous l'entendrez probablement bien avant de devoir l'utiliser vous-même.

Alors, où en sommes-nous ? "What do you want ? - I want to drink. - What do you want to drink ?" Bravo, quelle répartie ! Que veux-t-il boire, l'anglais. Probablement du thé, logique.

DU THE :
Pour ce mot, l'anglais fut confronté à un problème. Il avait déjà un "the", pour dire "le la les l' ". Du coup, le mot thé ne pouvait pas être repris du tout. Alors, pour commencer, il retira le "h". En général, il en ajoutait, c'est vrai. Mais là, on lui avait grillé l'idée, et, de rage, il retira le "h", voilà. Ce qui fit "te". Mais mince, "te" était déjà pris lui aussi, en français, et il ne fallait pas qu'on puisse confondre. Il ajouta alors la première lettre qui lui passa par la tête. Le "a", bien entendu, vous auriez fait pareil.
Attention : tea se prononce tout simplement "tiiiiii", sans plus d'effet spéciaux qu'un écho bizarre sur le "i".

Et voilà, votre ami veut seulement du thé. "I want to drink tea !" Quoi de plus naturel.
Et en bonus aujourd'hui, je vais vous apprendre à demander en quelle quantité votre interlocuteur veut ce qu'il veut.

COMBIEN :
Combien veux-tu de boulettes de viande ? C'est le parfait exemple d'une utilisation correcte du mot combien. Mais pour le thé, on se retrouve bien ennuyé, en français. Tu veux combien de thé ? Un seul connard, j'ai pas que ça à faire. Du coup, on dira plutôt "Est-ce que tu en veux beaucoup ?", phrase ampoulée, trois fois trop longue, et pas très précise. L'anglais, lui a résolu le problème à la source. Lorsqu'on peut compter combien il y en a, on utilise un mot, et lorsque c'est impossible, on en utilise un autre. Et pour créer ces deux mots, il fallait également leur trouver un moyen mnémotechnique pour les retenir. Ce qui facilite au passage votre apprentissage, et c'est tant mieux. Qui compte les objets sans arrêt ? Une personne victime de troubles obsessionnels compulsifs, effectivement. C'est sa manie, mot sortant tout droit du grec mania pour démence ! Il ne restait plus qu'à angliciser le mot, en le transformant en "many". Pour demander combien tu veux de stylos, on dira donc "How many ?". On utilise le mot pour "comment" car c'est le plus proche de "combien", mais aussi par rapport à la manie. Comment ta manie te fait vouloir cet objet ? 12. D'accord. Tout simplement.
Attention : Ne dites pas "manie" pour "many". Vous aviez le "y" de juste, mais le "a" se prononce "ai", comme souvent en anglais. Vous direz donc "mainie", et ce sera parfais.

Et pour le thé alors ? Ca ne se compte pas le thé ! En effet. Mais j'ai gardé ce mot pour la fin car c'est celui dont la formation est la plus complexe. Savez-vous ce qu'est une mûche ? Il s'agit d'un souterrain creusé dans l'ancien temps pour y cacher des vivres, afin de les protéger des pillards. Une mûche est donc un volume variable de vivre. Alors l'anglais reprit exactement ce mot, en le simplifiant à l'anglaise, pour en faire "much". On dira donc "How much tea do you want ?" pour demander "quel volume" de thé l'interlocuteur veut. Un volume pouvant varier, et restant à sa discrétion, puisque c'est à lui de choisir, voire même de se servir. La mûche était donc vraiment toute indiquée pour exprimer cette idée de volume souhaité.
Attention : On ne dit pas "mûche", bien entendu, mais "meutche", avec le même "eu" que dans "peur", et pas celui de "bleu". Pourquoi "meutche" ? Parce que ça sonne anglais, tiens ! Quelle question !


Ah oui, en effet, vous ne pourrez pas encore comprendre la réponse de votre ami lorsque vous lui demanderez quelle quantité de thé il veut. Mais est-ce vraiment nécessaire ? De toutes façons, en français, lorsque vous dites un petit peu, on vous sert toujours au trois quart, et quand vous dites plein plein plein, on ne vous donne pas plus. Les gens ne vous demandent que par politesse, comme "Ca va ?", et non parce que ça va leur changer quoi que ce soit. De toutes façons, ils vous serviront selon leur idée, leur envie à eux, alors vous n'êtes même pas obligé de répondre. La prochaine fois, donc, je ne vous apprendrai pas à répondre à ces questions qui n'ont strictement aucun intérêt.
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