Je crois que je me suis fait un nouveau fan.
Comment ça quel rapport avec mon problème de radiation du Pôle Emploi ? Mais tout justement. Attendez, je vous explique.

Hier, coup de téléphone. C'est mon conseiller référent. Confondu en excuse, la fusion ANPE-Assedic ne se passe pas pour le mieux. Sur son ordinateur, il n'avait pas la précision "Rendez-vous téléphonique". Il a donc attendu à son bureau. Moi, ce détail, je l'avais. J'ai donc attendu chez moi. On s'est attendu chacun de son côté. Pourquoi s'excuse-t-il alors ? Surtout pour le coup des menaces de radiations, quand l'erreur n'était pas mienne, mais "leur". Et il les représente, pas moi. Du coup, radiation annulée, il me propose un rendez-vous pour le lendemain matin à 11H15, soit ce matin. Il me précise qu'il faut que je me déplace, au cas où. Moi, plein de bonne volonté, j'apporte même mes CV (j'en ai plusieurs, vu qu'on m'en demande toujours des nouveaux alors que je n'ai pas travaillé depuis). La classe. Je me pointe à 11H10, et à 11H20 mon conseiller vient me chercher. Là encore, la classe.

Cela dit, pendant mes dix petites minutes d'attente, j'en ai encore entendue une de belle qui m'a fait me poiler, tout seul dans la salle d'attente. Une femme arrive, et demande à voir un conseiller. L' "hôtesse" d'accueil lui répond, robotisée : "Vous avez rendez-vous ?". Non, elle n'a pas rendez-vous. L'interlocutrice la regarde alors l'air surpris. Cette dame veut voir un conseiller sans rendez-vous, elle est probablement folle. "Mais c'est impossible madame, il vous faut un rendez-vous !". La folle lui répond qu'elle veut voir son conseiller pour prendre rendez-vous. C'est n'importe quoi, elle doit être sévèrement dérangée. L'hôtesse, pleine de gentillesse et de générosité, reste patiente. "Madame, vous ne pouvez pas rencontrer votre conseiller pour prendre rendez-vous..." (c'est vraiment n'importe quoi, dire que cette pauvre femme n'est peut-être payée qu'au SMIC pour endosser de telles responsabilités) "... il vous faut appeler le numéro sur ce papier, puis indiquer le numéro de votre conseiller référent, lui laisser un message, et ensuite, quand votre conseiller écoutera ses messages, il vous recontactera et vous fixera un rendez-vous." C'est pourtant simple bordel. Terroriste. Venir prendre rendez-vous sur place, y'en a qu'on vraiment que ça à faire. Anarchiste va !
Mais la folle n'a pas dit son dernier mot. Elle ajoute "Mais... c'est urgent !". Si c'était urgent, elle aurait appelé, comme tout le monde, la menteuse. Tant pis, avec un professionnalisme remarquable, l'hôtesse d'accueil pare ce nouvel assaut. "Quel est votre problème ?" Surprise, la folle semble déstabilisée. "Mais, j'ai besoin d'un conseil, il faut que je vois un conseiller !". Décidément, elle n'a que ça à la bouche. Si les conseillers étaient là pour conseiller, ça se saurait. "Dites-moi quel est votre problème, je peux peut-être vous aider !" Courage, madame, vous allez gérer la situation avec brio, je n'en ai pas le moindre doute. "Et bien, c'est pour un problème de déclaration. J'ai bien travaillé, mais je n'ai pas touché d'argent. Je travaille pour moi." Mince, mais d'où elle sort celle-là, c'est une fermière ou quoi ? "Vous parlez de la déclaration mensuel ? Votre conseiller ne peut pas vous aider pour ça, il faut voir ça avec les assedic."
Maintenant, j'aimerais qu'on m'explique comment il est possible qu'après une fusion ANPE + Assédic, alors que tout s'appelle désormais Pôle Emploi et qu'on se présente justement au guichet d'accueil du Pôle Emploi, on puisse s'entendre répondre qu'il faut voir ça avec les Assédics. Mais c'est quoi bordel ces Assédics ? Et le Pôle Emploi, ça n'a rien à voir alors ? C'est un troisième service public ou... ou quoi ? Ou alors il y a un guichet Pôle Emploi sous entendu ANPE, et un autre sous entendu Assédic peut-être. Mais comment le savoir, alors que le sous-entendu n'est inscrit nulle part ? Bref, je me marre.

Après cette anecdote, mon rendez-vous va vous paraître bien naze. Tant pis. Le conseiller vient me chercher. Il m'emmène à travers un dédale de couloirs et d'escaliers, et j'arrive dans une salle immense, avec trois ou quatre bureaux. La classe, décidément. L'homme a lu ma lettre. Il me dit que j'ai une certaine aisance. Je le remercie. Il a déjà reçu des tas de lettres, plus ou moins bien écrites, mais la mienne, il l'a aimée. D'autres auraient pu prendre la mouche, pas lui. Tant mieux. Il me précise que ce n'est pas ma première lettre. Je suis au courant. A chaque fois, il a aimé. Je lui file un marque-page. Il ne savait pas que j'écrivais. Il a l'air bien content. L'entretien se déroule normalement. En partant, il me dit qu'il ira voir de quoi il s'agit. Il a l'air enthousiaste. Je le remercie encore, et lui explique comment se procurer mon livre.

J'espère qu'il ira voir. Si tu lis ça mon conseiller, je t'aime. Tu es super. Ca me donne même envie de ne pas trouver de boulot, rien que pour le revoir. Mais j'ai peur qu'il préfère mes courriers. Au moins, il peut les collectionner. Alors j'espère que le livre lui suffira et qu'il ne fera pas en sorte que j'aies d'autres lettres à lui envoyer. A la limite, je veux bien lui dédicasser pour éviter tout ça.
Voilà, je vous avais bien dit que ce n'était pas super intéressant. Désolé. Mais bon, fallait bien que vous ayez la fin de l'histoire et la petite anecdote.
Si vous avez des problèmes avec votre Pôle Emploi, contactez-moi !
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