Si on ne peut pas avancer avec certitude les signes particuliers communs à tout politicien, on peut néanmoins dire sans difficultés ce qu'il n'est pas. En voici une petite liste non exhaustive.
- Honnête. « Non Mesdames et Messieurs, je ne vous promettrai pas une baisse des impôts que je ne pourrai pas tenir, je n'affirmerai pas que ma politique va changer votre vie dans le bon sens, et je ne critiquerai pas gratuitement mes opposants à l'aide de coups bas dont ils devront répondre. Mais ce que je peux vous dire, Mesdames Messieurs, c'est que je veux gagner cet élection, qu'elle m'apportera, à moi ainsi qu'à toute ma famille, une fierté non dissimulée et une rémunération conséquente. Mais je vous jure, je ferai de mon mieux pour que votre quotidien ne se dégrade pas trop. Enfin, si j'arrive à vous caser entre mes vacances au Mexique et la réunion avec les potes du CAC40, qu'ils sont cons alors ceux là. »
- Timide. Difficile de voter pour un candidat dont on a jamais vu la tronche, qui ne s'est jamais exprimé publiquement, et dont l'existence ne se résume qu'à un morceau de papier à glisser dans une enveloppe. Imaginez la « Force Tranquille » avec la photo d'un paysage en fond, un arbre sur le côté, juste sous le nom du candidat, et à droite, au premier plan, deux mains. Deux mains qui cache le visage d'une personne qui, visiblement, n'aime pas être sur les photos.
- Boute-en-train. Tagada tsouin tsouin. « Vous en avez marre de cette racaille ? Elle en a marre de cette racaille. Ho, ho, ho, la dame elle en peut plus, poil au cul. Et bien je vais vous en débarrasser moi de cette racaille. Mais d'abord, sentez ma fleur, ha ha ha. »
- Schizophrène. Bien que la plupart des politiciens tiennent un double discours, il est rare d'en trouver qui en changent à n'importe quel moment. De plus, l'instabilité d'un tel personnage ferait fuir les électeurs, d'autant plus qu'ils risquent leur vie à chaque réunion publique. Et que dire d'un Maire qui, en plein mariage, se mettrait à chier sur les invités en insultant la mariée, avant de tenter de la violer devant son mari impuissant. D'un autre côté, quand on voit les dépenses en gardes du corps de certains hommes politiques, on se demande si la question n'est pas tant de se protéger des autres, que de protéger les autres d'eux-même. On aura bien vu quelque président demander à un marin de descendre de son bateau s'il est un homme, que se serait-il passé sans garde du corps ? Serait-il monté le chercher ?
- Sensible. « Voyons voir, si j'augmente les impôts, les pauvres gens vont avoir du mal à survivre. Déjà que c'est pas la gloire. Mais si je les baisse, je serai obligé de moins les servir et les protéger. C'est horrible ! Et puis l'équité sociale, comment je vais faire. Il faut bien que je demande l'argent que les patrons me doivent, mais si je fais ça il risquent de quitter le pays. Et les gens n'auront plus de travail et ne pourront plus payer leur impôts et... je n'y arriverai jamaaaaais, ouin, mamaaaan. »
- Mythomanes. Mais non, vous vous trompez. Puisque je vous le dis. La mythomanie est une tendance au mensonge. Le politicien ne tend pas au mensonge, il en vit, il s'en nourrit, il est le mensonge. Dit-on des mantes religieuses qu'elles sont de dangereux psychopathes parce qu'elles mangent leur partenaire sexuel mâle ? Non, parce que c'est leur nature. Ben voilà, là, c'est pareil.
- Strip-teaser. Cela réduirait par trop son public, donc son électorat, et finalement ses chances d'être élu. D'un autre côté, le bon peuple s'intéresserait peut-être plus à ce qu'il vote dans pareilles conditions. Néanmoins, ses choix n'en seraient pas nécessairement plus inspirés. La vie, c'est vraiment trop compliqué des fois.
- Martien. « Hin, hin, ne fuyez pas. Nous sommes vos amis. Hin, hin, votez pour nous. Nous allons vous libérer. Hin, hin, votre vie est trop dure. Nous allons y mettre un terme. Hin, hin. »
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