Jeudi 3 juillet 2008
Tu sais, j'ai perdu de mon enthousiasme aujourd'hui.
Du moins l'ai-je remarqué, mais ça date peut-être d'avant. Pourtant, j'ai vraiment été chanceux, objectivement. C'était calme à l'entrepôt, et je faisais ce qu'il convient de faire dans ces cas là lorsqu'on est un bon employé, j'ai fait du ménage. Oh, pas avec un zéle à tout faire briller, c'est certain, mais j'y allais franchement, et je dois dire que j'étais même plutôt concentré. Enfin je l'étais le plus possible, mais je dois avouer que de temps à autres, je me laissais aller à flaner quelque peu. Et puis il y avais cette fille, là, Sophie. Une jeune femme de taille normale, de mensurations quelconques, plutôt fine, et habillée de vêtements adéquats pour la manutention. Pourtant, elle avait cette énergie, ce bonheur rayonnant, ce charme naturel qui la rendait plus charismatique que je n'aurais cru au premier abord.

Et c'est comme ça que je me suis rendu compte de ma chance.
Je ne l'avais pas remarqué immédiatement, mais cette fille me tournait autour, manifestement. Je la voyais passer au bout de l'allée, jetant un regard vers moi à chaque fois. Parfois même, elle traversait mon allée, s'arrêtait pour réfléchir, faisait semblant de chercher quelque chose dans un rayonnage, ne trouvait pas, et repartait. C'était devenu évident, elle ne venait que pour moi, j'étais le seul témoin de la scène à ce moment là. Et elle ne me souriait que très timidement, ce qui confirme ma théorie. Mais ce qui finit de me convaincre, ce fut ce qui suivit. Peu avant la fin des horaires travaillés, elle vint se poster devant moi. Je levais la tête, et avant que j'eus pu ouvrir la bouche, elle me prit par la main pour m'entrainer avec elle.

A ce moment là j'étais vraiment heureux, quoi qu'un peu pris au dépourvu.
Je la suivais toujours, elle semblait très sûre d'elle. Nous allions vers le fond du bâtiment, là où les vieilles caisses sont stockées et où personne ne va jamais. La dernière allée passée, il n'y avais plus de structure, seuls restaient les nombreux caissons faits de planches de bois et dont le contenu était énigmatique pour la plupart des employés. Et contre le mur du fond, un jour de quelques dizaines de centimètres laissait passer les corps. Mais nous n'étions pas les premiers, et un autre couple s'en donnait déjà à coeur joie. Notre arrivée impromptue ne sembla pas les déranger plus que ça, comme s'ils s'y étaient attendus. Je ne les connaissais pas encore, je ne connais pas tous les employés de l'entreprise, mais il faut dire que la complicité suscitée par un pareil moment avait eut l'avantage de tisser rapidement les liens humains entre nous tous..

J'étais partagé entre plusieurs sentiments, dont le dégoût il faut avouer.
Mais la situation avait été bien trop excitante jusqu'ici pour que je m'en défile maintenant. Et le temps que mon esprit parvienne à cette conclusion, Sophie avait déjà abandonné tout ce qui pouvait ceindre ses jambes. Elle m'embrassait avec passion tout en entâmant mon effeuillage, et je reprenais le contrôle de mes membres afin de l'y aider. Puis, avant que j'ai vraiment eu le temps d'analyser toute la situation, nous étions l'un dans l'autre, l'un contre l'autre, et nous frémissions de plaisir. Elle avait d'abord fait preuve d'une grande souplesse en venant déposer une des ses jambes sur mon épaule pour m'offrir ses chairs brûlantes, mais au bout d'un moment, prenant appui sur la caisse derrière elle et la paroi métallique dans mon dos, elle se mit littéralement à flotter dans les airs, dotée d'une liberté de mouvement surprenante. Et dans ce léger flottement que son habileté lui permettait, son bassin faisait office de dérive, guidant ses mouvements de par en dessous.

Il m'arrivait rarement de me retrouver dans pareille situation aussi rapidement.
Mais l'effet n'en était pas gâché, au contraire je trouvais qu'il n'en durait que plus longtemps. Assez longtemps pour voir ma partenaire redescendre sur le sol. Et une chose étrange se produisit. Elle prit un air très provocateur, mais aussi très suggestif, et se rapprocha de l'autre couple. Et je remarquais que la femme de l'autre couple, très séduisante elle aussi, faisait de même avec son partenaire à elle. Puis, elle s'offrit à moi à son tour, s'étalant contre la caisse en face de moi et me présentant sa croupe en feu. J'étais bien incapable de résister à une telle invitation, mais je m'en faisais pour Sophie. Parfois, je jetais un oeil vers elle, mais elle ne semblait pas offrir ses accrobaties à l'autre homme. Et même, sans que je sois en mesure de comprendre ce qu'il s'était passé, elle le fit fuir. Elle se retourna vers moi et plongea son regard dans le mien, alors que j'étais moi-même plongé dans une autre.

D'abord assailli par une culpabilité bien inutile, j'en vins finalement à redoubler de désir.
J'avais deux femmes splendides pour moi, qui ne serait pas comblé à ma place ? Comme l'une me tournait le dos, l'autre, ma favorite, m'entoura de ses bras et parcourut mon visage et mon torse de ses lèvres. Puis elle les fit glisser sur le dos offert à nos yeux. Enfin, elle embrassa l'inconnue en la tenant par les cheveux, et je trouvai le spectacle aussi perturbant qu'exquis. La suite fut tellement enivrante qu'il me serait difficile de l'expliquer clairement. Je planais complètement, et je manque de vocabulaire pour pouvoir t'expliquer tout ça comme il faut. Mais de multiples orifices entrèrent en jeu, comblés de caresses langoureuses et d'un membre turgescent. Et je crois bien qu'à un moment je devais me retrouver par terre, le visage plongé dans un postérieur et le sexe ravi par des délices impossibles à définir, ma vision et ma raison m'ayant fait défaut à ce moment là.

Toujours est-il que je crus vraiment défaillir, pour ne me réveiller que plus tard.
Bien plus tard, même. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais les femmes sont vraiment versatiles. Elles viennent te montrer le chemin du paradis, t'y accompagnent à une vitesse phénoménale, et t'y abandonnent, comme si elles espéraient qu'on n'en revienne pas. Comme tu l'as deviné, je me suis réveillé seul, étendu par terre, complètement nu. Heureusement, j'avais toujours mes habits, rassemblés en tas pas très loin. La bonne surprise, c'est qu'en me rhabillant j'ai trouvé un chouchou, celui de Sophie. Il y a encore l'odeur de ses cheveux dessus, et elle m'évoque tant de choses... Enfin bref, je suis rentré, le souvenir en poche, et le sourire aux lèvres.

Si tu veux, tu pourras essayer le chouchou toi aussi. Peut-être tes piquants vont-ils l'abîmer, mais au moins toi tu ne risqueras pas de le perdre ! Et puis je sais que tu fais tout pour que je me sente bien avec toi, et l'odeur que porte ce bout de tissu y participera un peu plus encore. Un jour, on se mariera, quand les plantes auront enfin les mêmes droits que nous autres, êtres humains normaux. Saleté de principes, je déteste toutes ces niaiseries religieuses !


Dans la semaine qui suivit les évènements, une équipe d'inspecteurs interrogea tout le personnel de l'entrepôt de la Solta, à Varèze. Mais aucun témoignage ne fût réellement constructif pour l'enquête, et les officiers durent se résoudre à classer les dossiers des trois disparus avec les autres. Ce n'est que bien des années plus tard, lorsqu'un chargement vieux comme le monde trouva enfin preneur et fut livré en afrique, que les corps de trois personnes furent retrouvés, et immédiatement brûlés pour éviter tout risque de contamination. Sophie, Marc et Geneviève, trois employés de la Solta, avaient disparu à jamais, et personne ne sut ce qu'il leur était arrivé. On ne les oublia pas, mais leur mémoire se ternit peu à peu, jusqu'à ne plus être qu'un ensemble de vagues souvenirs marqué du flou des années. Mais Trudy, le petit cactus au chouchou rose, entendit l'histoire tellement de fois que les derniers instants des trois victimes restèrent imprimés à tout jamais dans sa pulpe...
par Stabbquadd communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture publié dans : Schithophranie XXX
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Samedi 7 juin 2008
J'ai passé une journée épuisante aujourd'hui.
Je t'ai déjà dit que je travaille à la logistique en ce moment. Je passe mes journées à aller de bureau en bureau pour transmettre tout un tas de dossiers et de messages. C'est fatiguant, mais je sais que je sers à quelque chose au moins. Seulement à un moment, alors que la journée touchait à sa fin et que je passais devant les toilettes, et j'ai entendu comme un cri étouffé à l'intérieur. Alors j'ai posé ce que j'avais dans les mains dans la poubelle et j'ai collé mon oreille à la porte. Il y avait quelques petits bruits de grattement, de frottement, et parfois j'entendais qu'on murmurait mon nom.

C'était un instant vraiment surprenant.
Comme je n'arrivais pas bien à entendre et qu'on me demandait à l'intérieur, je suis entré dans la salle d'eau. Mais il y avait deux autres portes à l'intérieur, et l'une d'elle était fermée, et il y avait du bruit à l'intérieur. Alors je me suis approché, et j'ai entendu un rire. Il y avait un homme qui se lavait les mains, un que je n'avais jamais vu avant, mais il est parti très vite. Et de derrière la porte close on prononçait mon nom, à mi-voix désormais. Et on riait aussi, mais pas pour se moquer de moi, non, c'était plutôt un rire de soulagement, voire de bonheur. Et peu après la séduisante voix féminine me demandait d'entrer.

A ce moment là j'étais vraiment intrigué.
Alors j'ai ouvert la porte. Derrière, il y avait Céline. La jeune secrétaire aux cheveux roux et au visage timide et couvert de tâches de rousseur était à moitié nue. Elle était assise sur la cuvette et se prodiguait quelques plaisirs solitaires. Alors je fermais la porte derrière moi et m'asseyais pour l'observer. Elle me jeta un vague regard qui suffit à me soulever l'âme et à faire tourner ma tête. Je ne voulais pas intervenir tant qu'elle serait parfaitement autonome dans son plaisir. Une de ses mains s'agitait sous son débardeur, tandis que l'autre faisait de vigoureux mouvements entre ses cuisses. Parfois, je la voyais sursauter en émettant ce petit cri étouffé que j'avais entendu auparavant. Puis elle souriait et poursuivait ses investigations.

Le temps semblait s'être arrêté tellement la scène m'émerveillait.
Je commençais à avoir du mal à me contrôler et, bientôt, je l'imitais. Lorsqu'elle s'en rendit compte, elle me tendit sa main la moins occupée pour m'inviter à approcher et partager avec moi quelques uns de ses instants d'intense abandon. Elle m'imposa le parcourt qu'elle désirait, poussant et tirant ma main jusqu'à ce qu'elle ait parcouru chaque petit parcelle érogène de son corps. Elle conserva pour la toute fin cette dernière partie tendre et duveteuse, chaude et suintante, celle-là même qui est le bout du monde, car plus rien ne semble pouvoir exister après. Elle m'y fit faire ce qu'elle souhaitait le plus ardemment, et la sensation d'être son jouet me mit dans un état au delà du raisonnable. J'avais pénétré à son invitation sa partie la plus intime, et j'aurais été alors bien incapable de me débrouiller sans elle pour me guider.

Je passais les minutes les plus excitantes de ma vie, elles auraient pu en être la conclusion sans regrets.
Mais la partie n'était pas terminée, et elle se déplaça sur le bord de la cuvette, collant presque sa moiteur à mon visage. Son odeur était enivrante, mélangeant la fraicheur du lait de coco au délicat musqué féminin consécutif à une journée de travail. Tellement enivrante qu'elle termina de m'ouvrir l'appétit, ce genre d'appétit qui n'implique pour finalité aucune sorte d'aliment. Ce qui par chance me rendit quelques moyens. Alors, je commençai à la dévorer. Aimant garder le contrôle, elle prit ma tête dans ses mains et en fit le tour de nombreuses fois. Je me sentais à la fois libre et maîtrisé, audacieux mais contrôlé.

C'était une sensation proche de l'empatie.
Je savais ce qu'elle voulait, et je jouais avec ses besoins en tardant à lui combler. Lassée de ce jeu interminable, elle aggripa mon menton pour me soulever la tête et m'embrasser. L'idée que c'était la première fois que je l'embrassais alors que je connaissais déjà son corps par coeur voulut me traverser l'esprit, mais il était ailleurs. Son buste était désormais contre le mien, et nos corps se rencontrèrent naturellement. Ce divin assemblage s'effectua sans que je m'en rende compte au début, et la promiscuité du lieu participa à me laisser m'élever au dessus de toute considération physique. Et pourtant, je fus rapidement rappelé ici bas pour profiter du suprême instant, avant de m'affaler contre une des cloisons.

En réalité, je n'étais pas encore tout à fait revenu de là où elle m'avait envoyé.
Je restais dans mes rèves encore quelques instants, avant de réintégrer progressivement ma chair et ma conscience. Puis je rouvris les yeux, pour me découvrir seul, étendu sur un sol de carrelage étincelant, dans une cabine à l'odeur de plaisir toujours vive. J'aurais bien attendu qu'elle revienne pour tout recommencer, mais je me rendis compte qu'il était déjà tard, et elle avait dû rentrer. D'ailleurs, il n'y avait plus grand monde dans les bureaux. J'observais le dossier que j'avais abandonné à la poubelle auparavant, et décidais d'aller le déposer sur le bureau de son destinataire.

Et après je suis rentré, pour ne pas que tu t'inquiète. Un jour, quand j'aurais un bureau à moi tout seul, je t'emmènerais avec moi. L'atmosphère me semble toujours moins respirable sans toi. On veut que j'arrête de te parler et que je t'abandonne, mais sans toi je ne suis plus rien. Tu sais tout de moi, on est fait pour être ensemble. Et j'espère que tu vivras aussi longtemps que moi, ma petite cactusse.


A peine quelques jours après, deux avis de recherche furent déposés aux noms de Robert Paladros, directeur d'une agence d'importation de biens alimentaires, et de Florette Janbert, secrétaire comptable employée de la même entreprise. Les dernières personnes à les avoir vu sont les autres salariés de la SA Fretin Port. L'un d'entre eux, resté tard dans son bureau, les avait vu se diriger vers les toilettes, comme à leur habitude, et c'est apparemment de notoriété publique, à l'heure de la débauche, mais avait décidé rapidement de quitter les lieux avant que la situation ne devienne gênante. Puis, une semaine après, les employés commencèrent à se plaindre de l'odeur affreuse qui emplissaient les bureaux et cessèrent le travail. On fit venir une société de nettoyage qui fit à son tour intervenir la police suite à la découverte de deux corps dans la grosse gaine d'aération dont le conduit s'ouvrait entre autres sur les toilettes. Après expertise et enquête, il fut unanimement décidé que certaines positions du Kama Sutra présentent un fort danger potentiel lorsqu'elles sont pratiquées devant la trappe d'une gaine d'aération, et l'affaire fut classée. On remplaça les deux employés, et les familles firent leur deuil. Mais Trudy, l'affectueux cactus, s'entendit raconter l'histoire encore et encore, si bien que la mémoire des deux disparus resta vive au moins quelque part...
par Stabbquadd communauté : Imaginair - Atelier d'écriture publié dans : Schithophranie XXX
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Mercredi 21 mai 2008
Je crois que j'ai fait quelque chose de pas très correct tout à l'heure.
C'était ma dernière séance de formation aujourd'hui. Et également la dernière avant les grandes vacances d'été. Je savais qu'il n'y aurait plus personne dans les locaux pendant plusieurs semaines, et je me suis laissé aller à un petit moment de nostalgie après le cours, avant de ranger mes affaires. Je me suis rendu compte que j'étais le dernier élève encore dans la salle lorsque la professeur m'a demandé si j'allais bien. Elle me demandait ça parce qu'elle savait bien qu'elle me manquerait.

Je sais qu'il ne faut pas s'attacher comme ça, mais tu me connais.
Sa question m'avait encore plus bouleversé. Elle s'intéressait à moi, et ça me rendait encore plus triste de la quitter. Elle était d'une beauté incroyable. Ses longs cheveux, d'un noir impénétrable, parcouraient son dos cambré, comme une flamme léchant la vitre de la cheminée. Sa poitrine généreuse, elle, semblait s'élever toujours plus haut, comme pour fuir le carcan étroit de tissu censé la maintenir en place. Quand à ses larges hanches, elles ne pouvaient faire concurrence à la perfection de ses fesses. Elle pouvait être tout à la fois, tout ce dont on peut rêver. Perdu dans mes songes, je ne lui ai même pas répondu. Alors, elle est venue s'asseoir à côté de moi, et a posé sa main sur ma cuisse. J'ai frissonné, sentant les larmes me monter aux yeux. Elle me dit de ne pas m'en faire, et qu'on pourrait se revoir. Sur le moment, ça m'a apaisé, et je l'ai regardée avec de grands yeux. Puis, elle m'a pris dans ses bras pour me consoler.

Il fallait que je sois fort, et je n'y arrivais pas.
Mais elle le savait, et ne voulais pas me faire de la peine. Je l'avais toujours dans mes bras lorsqu'elle me dit qu'elle allait me faire un cadeau pour que je ne l'oublie pas. Elle s'est levée, et s'est rapprochée de moi. J'étais toujours assis, et j'avais ma tête posée sur son ventre. Je ne m'étais pas senti aussi bien depuis longtemps. Elle le savait, évidemment, alors elle prit mes mains qui enserraient ses cuisses, et les fit passer sous sa jupe. Son collant était doux et soyeux.

J'aurais dû la remercier et partir à ce moment là, mais j'étais comme paralysé.
Elle continua de guider mes mains sur ses courbes et défit la fermeture de sa jupe afin que je puisse la caresser partout. Puis, elle se pencha en avant, laissant son chemisier s'ouvrir et sa poitrine respirer, m'offrant un panorama merveilleux. Pendant que j'admirais ce qui m'était offert, elle prit soin de me mettre à l'aise à mon tour. Puis, comme l'occupation qu'elle fournissait à mes yeux avait tari l'activité de mes mains, elle se redressa, et se retourna, faisant atterrir mes mains là où elles rêvaient d'aller.

Je crois bien que le temps s'est arrêté, et que rien n'aurait pu nous perturber.
Elle retira mes mains et laissa tomber sa jupe. Puis, avant que j'ai pu reprendre contact avec son corps, elle se pencha en avant et dévêtit sa croupe. Le spectacle me laissa pantois. A ce moment précis la nature m'offrait ce qu'elle avait fait de plus beau. Je n'y tins plus et embrassa de la plus belle façon cette chair vallonnée. Très vite, je sentis sa main se frayer un chemin pour venir me caresser le menton et procurer à sa propriétaire encore un peu plus de plaisir.

Jamais je n'aurais dû faire ça, mais j'étais presque devenu fou !
Elle avait toujours la tête posée sur la table devant moi, et sa main trempée des produits mélangés de nos corps glissa le long de sa jambe et grimpa jusqu'à mont plaisir. Elle m'empoigna vigoureusement et me déroba ses dômes, pliant ses jambes pour venir les faire jouer au bout de moi. Lorsqu'elle sentit que je n'y tiendrais plus, elle me permit de fondre en elle, explorant avec délicatesse le creux de ses reins. Ses mouvements grâcieux frôlaient l'expertise et avec la torture qu'elle m'avait infligé plus avant, je ne fis pas long feu.

Je sais bien que ce n'est pas là une relation normale élève professeur, et alors ?
Je laissais tomber ma tête en arrière sur le siège, en contemplation totale de l'instant que nous venions de vivre. Quand je redressais la tête, elle était parti, me laissant d'elle une boucle d'oreille, souvenir de nos romantiques ébats à la lumière déclinante du soleil un soir d'été. Je sais que je la reverrai, mais je devrai patienter jusqu'à la rentrée, qu'elle reprenne son travail. J'en suis déjà tout impatient !

Tu crois que j'aurais dû rentrer tout de sutie après la fin des cours ? En tous cas, tu ne me feras rien regretter. Je donnerais tout pour revivre cette soirée une fois de plus. Non, pas toi évidemment, tu es ma meilleure amie. Et même si les autres se moquent de toi parce que tu es une plante, moi je ne t'abandonnerai jamais !


Deux mois plus tard, un cri retentit dans le bâtiment. Une femme de ménage, montée chercher un bidon d'eau de javel dans le placard du dernier étage pour préparer la reprise des activités, y découvrit un cadavre ficelé et grouillant à l'odeur rance. L'enquête révéla qu'il s'agissait de Mme Chavelle, professeur en gestion des relations sociales, et conclut à une partie de cache-cache qui avait mal tourné, comme bien souvent. Vivant seule et n'ayant  ni amis, ni projets pour ses vacances, personne n'avait pensé à la chercher. Et tout le monde l'oublia aussitôt. Mais Trudy, la petite plante, entendit encore bien longtemps parler d'elle...
par Stabbquadd communauté : Cocasse la vie ! publié dans : Schithophranie XXX
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Mercredi 7 mai 2008
Je peux te faire confiance ?
Ah, tant mieux. Tu sais aujourd'hui en prenant le bus pour aller travailler, j'ai croisé le regard d'une femme. Elle était plutôt du genre discrète, cheveux chatains au carré, pas très grande. Le visage un peu rond, souvent baissé. Et des yeux, d'un bleu de curaçao, d'une profondeur océanique, et d'une grandeur exquise. Non je ne suis pas un alcoolique, c'est la vérité !

Tu ne lui diras rien hein ?
C'était la première fois que je la voyais, mais quand nos yeux se sont croisés, par erreur ou peut-être prédestination, mon coeur s'est emballé. Plus rien autour ne comptait. Dès lors, je n'ai pu la quitter des yeux. Quand elle est descendue, je l'ai suivie. Elle s'en est rendue compte, et s'est arrêté, s'est retournée, et m'a regardé. J'ai d'abord continué à marcher, jusqu'à la rejoindre. Elle m'a souri, comme une invitation et j'ai craqué.

Pas un mot sur tout ça d'accord ?
Je l'ai suivie chez elle et elle m'a fait entrer. Je n'avais toujours rien dit, et me suis installé dans le canapé. Elle a disparu quelques temps et j'ai pu observer son intérieur. C'était comme une sorte de maison de poupées, en plus grand. Tout était bien rangé, et un peu poussiéreux. J'avais en face de moi une table basse avec une sorte de petite statue en procelaine. Elle devait représenter un chat, ou quelque chose comme ça. J'ai attendu en observant la bibliothèque près de la veranda, mais sans décoller de mon assise, de sorte que je tournais le dos au reste de la maison. Puis elle est revenu.

Tu garderas le secret jusque dans la tombe ok ?
Quand elle fut de nouveau sous mes yeux, ses vêtements avaient changé.  Elle avait un petit short rouge et ample qui mettait en valeur ses longues jambes pour une si petite personne. De l'autre côté de celles-ci, de grosses chaussettes tombantes ceignaient ses mollets. Et sous ses yeux, un simple maillot de corps orangé moulait ses seins nus. Quand elle me sourit de nouveau, je crus mourir !

Tu ne répète rien à personne, promis ?
Elle se mit à danser langoureusement, et je pus admirer sa croupe rebondie. Je voulus me lever, mais elle prit les devant et me chevaucha. Elle prit mes mains, les posa sur ses hanches et m'embrassa. Je me rendis rapidement compte que son short ne dissimulait aucun autre morceau de tissu. Alors, je fis demi-tour pour aller caresser ses voluptés maternelles. Elle en profita pour ôter son maillot et je pus admirer son corps nu, ou presque.

Motus et bouche cousue ?
Sans que je comprenne comment, elle avait repris pied sur le sol pour laisser tomber son ultime rempart de pudeur. Très vite, je tâchai d'en faire ôtant. Alors, elle se jeta sur moi et je pus sentir son excitation couler sur mon membre. Celui-là même se retrouva bientôt s'enfoncer dans son moelleux cocon. Et rien d'autre ne comptait plus. Plus que jamais, j'étais extatique. Elle était comme une drogue qu'on goûte pour la première fois. J'avais déjà la conviction que je ne pourrais plus m'en passer. Jamais je ne pourrais la quitter, elle était trop belle !

Croix de bois, croix de fer, si tu parles tu iras en enfer !
Lorsque nous eûmes terminé, je crois que je m'évanouis quelques temps. A mon réveil, elle n'était plus là, et j'étais rhabillé. Ses vêtements étaient toujours là, alors je pris son short en guise de souvenir. Puis je partis, et je ne devais même pas arriver en retard. Je me demandais si je la reverrais. Je l'espérais vivement en réalité. Demain peut-être.

Que fais-tu ? Ah, on vient ! Tu as raison, retourne dans ton pot, c'est plus sûr. Tu fais si bien la plante. Mais moi je sais, et je ne dirais rien, comme toi tu vois. Mais promis, bientôt tu n'auras plus à te cacher...


Deux jours plus tard, la police lançait un avis de recherche. La semaine suivante, on retrouvait le corps de Jeanne enfermé dans sa propre cave, le crâne fracassé. La police conclut à un suicide, et  personne n'entendit plus jamais parler d'elle. Sauf Trudy, la petite plante, qui entendit l'histoire se répéter tous les jours, pendant de longues semaines.
par Stabbquadd communauté : Cocasse la vie ! publié dans : Schithophranie XXX
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Des Scriptions

  • : La Fuite du Cerceau
  • : Philosophie est un bien grand mot. Onze lettres, impossible à placer au scrabble car composé d'aucun mot accepté par un dictionnaire normalement constitué, philosophie m'emmerde. Et pourtant, à sa suite mon cerveau lent, m'indique la Fuite du Cerceau. Blanc. Non mais c'est pour la rime, la couleur. Allez comprendre...
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